États-Unis: La Fed doit relever ses taux pour freiner la croissance et l’inflation, dit Hammack
13 août (Reuters) – La Réserve fédérale américaine (Fed) doit relever immédiatement ses taux directeurs afin de juguler une inflation trop élevée et freiner la croissance des entreprises, ainsi que les investissements, a réaffirmé jeudi la présidente de la Fed de Cleveland, Beth Hammack.
« Lorsque je m’entretiens avec des entreprises, je constate qu’elles sont impatientes de lever des fonds et d’emprunter afin de pouvoir continuer à investir », a-t-elle noté devant la Chambre de commerce et de l’industrie à Dayton, dans l’Ohio.
« Elles (les entreprises) voient des opportunités de croissance, ce qui est formidable; je souhaite qu’elles continuent à voir ces opportunités, mais si cette croissance est trop forte (…) cela pourrait exercer une pression supplémentaire sur la hausse des prix et renforcer ainsi les tensions inflationnistes », a-t-elle prévenu.
« Nous devons veiller à ce que notre politique monétaire exerce une certaine modération afin de ramener l’inflation, qui dépasse actuellement les 3%, à l’objectif de 2% », a-t-elle insisté.
Beth Hammack fait partie des trois voix dissidentes au sein du FOMC, le comité de politique monétaire de la Fed, qui se sont prononcées le mois dernier en faveur d’un relèvement des coûts d’emprunt de 25 points de base.
La Fed a décidé le 29 juillet de laisser de nouveau l’objectif de taux des « fed funds » à son niveau actuel, dans une fourchette de 3,50% à 3,75%, grâce à une majorité de neuf voix.
Les chiffres des prix à la consommation (CPI) aux Etats-Unis, publiés mercredi, montrent que l’inflation a ralenti à 3,4% sur un an en juillet, comme prévu. Ceux des prix à la production (PPI), publiés ce jeudi, sont ressortis à 4,7% en rythme annuel, plus bas que prévu, après une hausse de 5,5% en juin.
Beth Hammack estime que même si les données sur l’inflation se sont améliorées au cours des deux derniers mois, cela ne suffit pas à affirmer avec certitude que la tendance s’est durablement inversée. D’autant que l’inflation reste supérieure à l’objectif visé depuis plus de cinq ans.
« Je ne suis pas convaincue que nous allons continuer à observer cette tendance ni que les taux seront suffisamment bas pour nous ramener à ces 2% », a-t-elle déclaré.
« Notre mission consiste à nous assurer que nous progressons vers cet objectif de 2%. La question est ensuite de savoir à quelle vitesse nous devons atteindre cet objectif de 2%; peut-être y parviendrons-nous, mais si cela nous prend encore trois ou quatre ans, est-ce acceptable? », s’est-elle interrogée.
Un distributeur de Cincinnati lui a confié qu’il augmentait ses prix « parce qu’il ne savait pas d’où viendrait la prochaine pression sur les prix, mais il savait qu’elle viendrait de quelque part », a-t-elle rapporté.
Elle a ajouté avoir rencontré un père de famille ayant renoncé à accompagner son fils à ses matches de football américain joués sur les terrains des équipes adverses en raison du coût élevé de l’essence. Des personnes ayant un emploi décent se tournent vers les banques alimentaires pour boucler leur budget, a-t-elle également raconté.
« Je pense que nous devons agir dès maintenant, car je pense que nous devons ramener l’inflation à cet objectif de 2% plus rapidement », a-t-elle dit, soulignant que le niveau actuel des taux demanderait davantage de temps pour juguler la dynamique des prix.
(Reportage Ann Saphir; version française Claude Chendjou, édité par Benoit Van Overstraeten)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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