Nouveau repli en Europe, les investisseurs fuient toujours le risque
par Laetitia Volga
PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes ont fini en baisse vendredi, l’aversion au risque ayant de nouveau dominé l’ensemble des marchés face aux multiples sources d’inquiétude du moment.
À Paris, le CAC 40 a perdu 0,51% à 6.460,08 points. Le Footsie britannique a cédé 0,11% et le Dax allemand 0,57%.
L’indice EuroStoxx 50 a reculé de 0,58%, le FTSEurofirst 300 de 0,48% et le Stoxx 600 de 0,41%.
L’indice européen de référence affiche sur la semaine une perte de 0,73% et le CAC 40 de 1,06%.
A la clôture des marchés en Europe, Wall Street avait effacé ses gains de l’ouverture, ses principaux indices perdant de 0,2% à 0,4%.
A l’image de la semaine, la séance du jour a été instable, car en dépit des messages rassurants de la Réserve fédérale américaine et de la Banque centrale européenne, les investisseurs restent préoccupés par l’accélération de l’inflation ainsi que par le rythme de la reprise économique et l’évolution de la pandémie.
« La propagation du variant Delta est la principale menace pour le moment, les cas de COVID-19 étant à nouveau en hausse au niveau mondial et dans la plupart des économies du G7 », a déclaré Jim Reid chez Deutsche Bank.
VALEURS
Parmi les plus fortes baisses sectorielles du jour, l’indice Stoxx des ressources de base a perdu 2,93%, celui des banques 1,53% ou encore de l’automobile 1,27%.
A Paris, Société générale, ArcelorMittal et TechnipFMC ont perdu entre 2,46% et 4,68%.
Entre la morosité du marché et des prises de bénéfices, le britannique Burberry et le suisse Richemont abandonnent 4,18% et 2,01% respectivement en dépit de bons résultats trimestriels.
Ericsson a chuté de 9,44% après la publication d’un bénéfice d’exploitation trimestriel inférieur aux attentes avec la baisse de l’activité en Chine continentale.
En hausse, Unibail-Rodamco-Westfield (+3,31%) a été soutenu par un changement de recommandation de HSBC à l’achat.
LES INDICATEURS DU JOUR
Les statistiques américaines ont été contrastées avec d’un côté le rebond surprise des ventes au détail le mois dernier avec la solidité de la demande pour les biens de consommation et de l’autre, la dégradation inattendue du moral des investisseurs en juillet, au plus bas en cinq mois, avec la peur de l’inflation.
En zone euro, le ralentissement de l’inflation a été confirmé en juin à 1,9% sur un an après 2,0% en mai.
CHANGES
L' »indice dollar » a momentanément augmenté ses gains à la suite de l’augmentation des ventes au détail américaines qui renforce les perspectives d’une accélération de la croissance économique au deuxième trimestre.
L’euro dans le même temps recule de 0,1% autour de 1,18 dollar et la livre sterling cède 0,39% face au billet vert, s’acheminant vers sa pire semaine en un mois sur fond d’inquiétudes sur l’augmentation des cas de COVID-19 dans le monde.
TAUX Le sentiment d’aversion au risque s’est traduit par un retour sur les emprunts d’Etat en Europe, avec pour conséquence une baisse des rendements de référence: celui du Bund allemand à dix ans a reculé sous -0,35%, au plus bas depuis fin mars, et celui de l’OAT de même échéance a atteint un creux de trois mois.
Sur le marché américain, le rendement des Treasuries à dix ans avance légèrement, à 1,3154%, après avoir chuté d’environ douze points de base sur les deux dernières séances en réaction aux commentaires du président de la Réserve fédérale sur le caractère transitoire de l’inflation.
PÉTROLE
Le marché pétrolier monte légèrement mais il devrait enregistrer sa plus forte baisse hebdomadaire depuis mars, à la perspective d’une augmentation de la production.
« Tous les signaux indiquent que l’Opep+ se dirige vers un potentiel accord qui permettrait aux Emirats arabes unis d’obtenir une révision de son niveau de référence à partir duquel la réduction de production est calculée », ont déclaré les analystes de RBC Capital.
Le baril de Brent monte à 73,86 dollars et le brut léger américain à 72,11 dollars.
(Reportage Laetitia Volga, édité par Jean-Michel Bélot)
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