Négociations intensives pour une trêve d’un mois à Gaza
par Andrew Mills, Nidal al-Mughrabi, Ahmed Mohamed Hassan et Dan Williams
DOHA/LE CAIRE/JERUSALEM (Reuters) – Si Israël et le Hamas s’accordent sur l’idée qu’une trêve d’un mois dans la bande de Gaza pourrait permettre de libérer otages israéliens et prisonniers palestiniens, les deux camps divergent sur les mesures à prendre pour garantir la fin durable des combats, ont déclaré mardi des sources au fait des négociations.
Ces divergences, ont indiqué trois sources, empêchent pour l’heure la conclusion d’un accord de trêve chapeauté par le Qatar, les Etats-Unis et l’Egypte, qui mènent d’intenses efforts de médiation.
Doha, Washington et Le Caire tentent de faire accepter un plan par étapes prévoyant la libération des otages israéliens en plusieurs temps – d’abord les civils, les soldats pour terminer – en échange d’une pause dans les affrontements, de la libération de Palestiniens détenus dans des prisons israéliennes et de l’arrivée d’aides supplémentaires dans la bande de Gaza.
Le dernier cycle de pourparlers, débuté le 28 décembre, a permis de rapprocher les positions sur la durée d’une trêve initiale d’une trentaine de jours, a déclaré l’une des sources. Ce représentant au fait des discussions a indiqué que le Hamas avait dans un premier temps suggéré une pause de plusieurs mois dans les combats.
Depuis lors, toutefois, le Hamas refuse de valider tout accord de trêve tant que les conditions ultérieures d’un cessez-le-feu permanent ne sont pas établies, ont fait savoir six sources.
Une autre source – un représentant palestinien proche des pourparlers – a déclaré qu’Israël voulait négocier étape par étape tandis que le Hamas cherchait un « accord global », prévoyant un cessez-le-feu permanent, avant de libérer les otages dans le cadre d’une première phase de cet accord.
Les discussions entre les deux camps se font de manière indirecte, via des médiateurs.
Aucun commentaire n’a été obtenu dans l’immédiat auprès du département d’Etat américain, du ministère qatari des Affaires étrangères et du gouvernement égyptien.
LE HAMAS VEUT UN « ACCORD GLOBAL »
Un porte-parole de la Maison blanche a fait savoir mardi que l’émissaire américain pour le Proche-Orient, Brett McGurk, se trouvait à nouveau dans la région pour des discussions sur la libération des otages, ajoutant que Washington était favorable à une « pause humanitaire » de longue durée.
Deux sources sécuritaires égyptiennes ont déclaré que des efforts étaient en cours pour convaincre le Hamas d’accepter une trêve d’un mois qui serait suivie d’un accord de cessez-le-feu permanent.
Le groupe palestinien, qui contrôle la bande de Gaza, veut des garanties sur la mise en place de cette seconde phase avant de s’engager à une trêve, ont ajouté ces deux sources, sans donner plus de détails sur les garanties demandées.
Cinq sources ont indiqué qu’Israël refusait de discuter une quelconque fin de la guerre à Gaza sans démantèlement préalable du Hamas, alors que l’Etat hébreu répète que son objectif est d' »éradiquer » le groupe palestinien en réponse à l’attaque du 7 octobre.
Une source de haut rang du Hamas a déclaré que l’une des propositions d’Israël était de mettre fin à la guerre en échange de six dirigeants du groupe, dont le chef du Hamas à Gaza, Yahya Sinouar, et le cerveau de l’attaque du 7 octobre, Mohamed al-Deif. Cette proposition a fermement été rejetée par le Hamas, a dit cette source.
Interrogés sur cette proposition et sur les pourparlers dans leur ensemble, les services du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont refusé tout commentaire.
D’après un enregistrement que le média israélien N12 a fait ‘fuiter’, Benjamin Netanyahu a déclaré que ce scénario de « reddition » était discuté début janvier.
Au cours d’une conférence de presse, le porte-parole du gouvernement israélien a déclaré mardi que des efforts étaient en cours pour obtenir la libération des otages. Eylon Levy a ajouté qu’Israël n’accepterait aucun accord qui permettrait au Hamas de rester au pouvoir dans la bande de Gaza.
(Reportage Andrew Mills à Doha, Nidal al-Mughrabi and Mohamed Ahmed Hassan au Caire, Dan Williams à Jérusalem, avec la contribution de Michael Georgy, Maayan Lubell, Jonathan Landay et Simon Lewis; rédigé par Jean Terzian)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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