Macron fait entrer au Panthéon le résistant d’origine arménienne Missak Manouchian
PARIS (Reuters) – Le président français Emmanuel Macron a décidé de faire entrer au Panthéon le résistant communiste d’origine arménienne Missak Manouchian, fusillé par les nazis en 1944, a annoncé l’Elysée dimanche.
En ce jour marquant le 83e anniversaire de l’Appel du 18-Juin du général de Gaulle, le chef de l’Etat a présidé une cérémonie au Mont-Valérien à Suresnes (Hauts-de-Seine), là même où Missak Manouchian est tombé sous les balles avec une vingtaine de ses camarades.
« Missak Manouchian porte une part de notre grandeur. Sa bravoure singulière, son élan patriote dépassant toutes les assignations, son héroïsme tranquille inscrit dans sa dernière lettre à son épouse Mélinée où il confiait son absence de haine pour le peuple allemand constituent une source d’inspiration particulière pour notre République », peut-on lire dans un communiqué de la présidence de la République.
Réfugié en France après le génocide arménien de 1915, Missak Manouchian a constitué le « groupe Manouchian », mouvement de résistants étrangers proche du Parti communiste français (PCF).
Son visage a été rendu célèbre par l’Affiche Rouge, document de propagande allemande placardé dans toute la France sous l’Occupation.
« Ceux du groupe Manouchian défendaient une République où l’adhésion aux principes de liberté, d’égalité, de fraternité, permet tous les exploits, autorise tous les sacrifices, réunit et transcende tous les destins », écrit l’Elysée dans son communiqué.
Arrêté le 16 novembre 1943, Missak Manouchian a été exécuté le 21 février 1944.
Son épouse Mélinée, elle aussi résistante, sera accueillie au Panthéon elle aussi.
« Par leur idéal, [Missak et Mélinée Manouchian] symbolisent une certaine idée de la France : une nation politique, composée de citoyens de toutes origines, réunis par des valeurs universelles », écrit dans un message posté sur Twitter Fabien Roussel, actuel secrétaire national du PCF.
(Reportage Elizabeth Pineau)
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