L’état d’urgence sanitaire prolongé jusqu’au 24 juillet en France
Le gouvernement français a entériné ce samedi 2 mai la prorogation de l’état d’urgence sanitaire pour deux mois, a annoncé le ministre de la Santé, Olivier Véran, à l’issue d’un conseil des ministres extraordinaire.
Un projet de loi prolongeant l’état d’urgence sanitaire de deux mois, jusqu’au 24 juillet, a été adopté lors d’un conseil des ministres extraordinaire. Quatorzaine et isolement obligatoires pour toute entrée sur le territoire français mais appel à la responsabilité pour les personnes dépistées positives se trouvant déjà en France.
Ce texte, annoncé cette semaine par Edouard Philippe, apporte un cadre juridique à la stratégie de déconfinement qui sera mise en oeuvre de façon progressive et différenciée à compter du 11 mai. Il sera présenté dès lundi au Sénat puis vraisemblablement mardi après-midi à l’Assemblée nationale.
Il précise aussi les modalités de recueil des données qui permettront d’enquêter sur les porteurs du coronavirus et leurs contacts afin d’identifier et de « casser » les chaînes de transmission du virus.
Contrairement à certaines dispositions de l’avant-projet de loi ayant fuité dans les médias, une mise en quarantaine ne pourra être rendue obligatoire qu’aux arrivées sur le territoire français, a précisé le ministre de la Santé, Olivier Véran, lors d’un point de presse à l’Elysée.
« Cette quatorzaine obligatoire est imposée à tout personne qui rentre sur le territoire (…) et sera organisé avec les moyens de l’Etat », a-t-il dit, renvoyant à un décret qui en fixera les modalités précises (durée, conditions d’accès aux biens essentiels, suivi médical) en accord avec les scientifiques. L’isolement concernera lui les personnes arrivant sur le territoire et présentant un diagnostic positif au coronavirus.
« Dans ces deux cadres-là, il peut être prévu des mesures de contrainte si les gens le refusaient », a-t-il indiqué.
En revanche, pour les personnes déjà présentes sur le sol français et infectées par le coronavirus, l’exécutif n’a pas retenu la possibilité d’un isolement obligatoire mais compte sur l’esprit de responsabilité des Français.
« Pour les gens qui sont déjà sur le territoire national, je ne peux pas imaginer sincèrement qu’un Français qui se sait malade, qui se sait contagieux, qui a vécu les deux mois de confinement et à qui un médecin dirait ‘Vous devez rester chez vous parce que vous pouvez mettre en péril la vie des autres si vous sortez’ (…), dise je m’en moque », a déclaré Olivier Véran.
« Tout le monde a vu ce qu’était le coronavirus (…) »
« On fait le choix de la confiance et de la responsabilité », a-t-il insisté, ajoutant qu’il n’y avait « pas besoin de mettre des mesures dans la loi pour les contraindre à rester chez eux. »
DES ENQUÊTES DANS LES ENTOURAGES DE CHAQUE PERSONNE INFECTÉE
Concernant le dispositif de « traçage » conçu pour casser les chaînes de contamination et de transmission du coronavirus, Olivier Véran a réfuté les termes de « fichage » ou de « flicage ».
Le système d’information nécessaires à l’identification des chaînes de transmission du virus prévu par le projet de loi doit permettre de prévenir la propagation de la maladie lors du déconfinement en enquêtant sur les personnes potentiellement contaminées par un nouveau cas.
L’objectif, à partir du moment où un individu est testé positif au coronavirus, est de retrouver toutes les personnes susceptibles d’avoir été contaminées par lui pour les prévenir et leur demander de s’isoler.
Le système reposera sur les médecins généralistes et l’Assurance Maladie, habilités à recueillir le secret médical, mais aussi sur les membres des « brigades sanitaires ». C’est pour ces personnes, non habilitées au secret médical, qu’un encadrement juridique était nécessaire. « Ce qui nécessite le recours à la loi, c’est permettre à des gens qui ne sont pas médecins d’acccéder à ces info à titre exceptionnel », a expliqué le ministre de la Santé, précisant que ces brigades devraient mobiliser en première estimation 3.000 à 4.000 personnes.
PAS DE STOPCOVID LE 11 MAI
Les données collectées dans ce stade seront indépendantes de l’application StopCovid qui, en tout état de cause et si elle est maintenue, ne sera pas opérationnelle le 11 mai.
« On avait dit nous-mêmes que c’était un défi technologique, un défi scientifique, un défi pratique et qu’engager la réflexion ne nous engageait pas à mettre en place ce dispositif », a dit Olivier Véran au sujet de cette application contestée au nom du respect de la vie privée.
« Au 11 mai, non, il n’y aura pas d’application StopCovid disponible dans notre pays et le Premier ministre a été très clair, si ce type d’application devait voir le jour, être opérationnel, devait faire montre d’efficacité, il y aurait un débat spécifique au Parlement, rien n’a changé de ce point de vue-là. »
Le projet vise aussi à inscrire dans la loi la limitation de la liberté de circulation hors motif impérieux dans un rayon de 100 km autour de son domicile.
Prié de préciser s’il s’agissait de 100 km à vol d’oiseau ou de 100 km par la route, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a indiqué que les modalités n’avaient pas encore été arrêtées. « Nous le préciserons dans la semaine qui vient », a-t-il dit.
Le ministre a par ailleurs redit, alors que les Français s’habituent depuis quelques jours aux cartes des départements verts, oranges et rouges, qu’il n’était pas question d' »interdire de franchir une limite départementale, une limite régionale ou une limite communale même ».
L’état d’urgence sanitaire a été instauré le 23 mars dernier pour donner un cadre légal aux mesures de confinement imposées afin de freiner la propagation du coronavirus. « Nous allons devoir livrer ensemble une véritable course de fond qui s’est engagée il y a un mois et demi mais qui n’est pas encore terminée », a souligné le ministre de la Santé.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

