L’OMS demande plus d’informations à Moscou sur le décès d’une employée d’un institut dédié à la peste
7 octobre (Reuters) – L’Organisation mondiale de la santé a déclaré mercredi avoir demandé à la Russie davantage d’informations sur les causes du décès d’une employée d’un institut spécialisé dans la peste en Sibérie, soulignant que la transparence était essentielle pour se faire une idée précise des risques sanitaires potentiels.
Les autorités russes affirment que cette employée de laboratoire âgée de 28 ans est décédée vendredi d’une pneumonie dont l’origine n’a pas encore été établie, dans une affaire qui a suscité l’inquiétude de la communauté internationale, notamment du président américain Donald Trump, et qui a conduit à la mise en quarantaine initiale d’environ 200 personnes.
L’agence russe de surveillance sanitaire a déclaré mardi qu’aucun cas de peste n’avait été détecté parmi les personnes ayant été en contact avec la défunte, Darya Shipilova, et un responsable local a indiqué que 60% des personnes placées en quarantaine avaient été autorisées à quitter celle-ci.
Mais Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, basé à Genève, a déclaré dans un communiqué publié sur X que son organisation avait besoin de plus d’informations de la part de la Russie pour comprendre pleinement ce qui s’est passé.
« L’OMS a demandé des informations complémentaires afin de clarifier la cause de cette pneumonie grave, l’agent pathogène à l’origine des mesures de santé publique, ainsi que les informations relayées par les médias concernant un deuxième employé atteint d’une pneumonie d’origine indéterminée », a-t-il déclaré.
Certains médias occidentaux ont rapporté – en citant des « médias russes » anonymes – qu’une deuxième personne était décédée en Sibérie, affirmant qu’elle était morte de la peste. Reuters n’a trouvé aucune information de ce type dans les médias russes ni aucune preuve qu’une deuxième personne soit décédée en Sibérie.
Néanmoins, la demande de Tedros Adhanom Ghebreyesus sur un complément d’information fait écho à celle du secrétaire d’État américain Marco Rubio, qui a déclaré que Moscou devait communiquer davantage sur cet incident.
Si l’autorité sanitaire russe a dit que Darya Shipilova était décédée des suites d’une pneumonie, elle n’a pas expliqué publiquement quelle en était la cause ni comment elle était tombée malade. La pneumonie peut avoir diverses causes, dont la peste.
La Russie a informé l’Organisation mondiale de la santé du décès d’un employé de laboratoire dans un institut de recherche sur la peste en Sibérie la semaine dernière, conformément aux procédures en vigueur, a déclaré mercredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
Ce dernier a accusé les médias de diffuser de fausses informations sur cette affaire.
Il a notamment réagi à un reportage d’ABC News selon lequel les États-Unis avaient déposé une plainte diplomatique officielle concernant la manière dont la Russie avait géré ce décès, exhortant Moscou à faire preuve d’une plus grande transparence sur cet incident.
Le porte-parole du Kremlin a déclaré que la plupart des informations relayées au sujet de cet incident étaient fausses et que la population devait se fier aux informations communiquées par l’agence nationale de surveillance sanitaire Rospotrebnadzor.
Dmitri Peskov a précisé qu’aucun entretien téléphonique n’était prévu pour l’instant entre le président russe Vladimir Poutine et Donald Trump, qui a déclaré mardi qu’il s’entretiendrait « très prochainement » avec Vladimor Poutine à ce sujet.
(Reportage de Andrew Osborn et Dmitry Antonov à Moscou, Avec la contribution de Shubham Kalia à Bangalore et Maxim Rodionov ; Version française Matthieu Huchet, édité par Benoit Van Overstraeten)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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