Légère hausse en vue en Europe mais les doutes persistent
par Laetitia Volga
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues en légère hausse mardi à l’ouverture au lendemain de lourdes pertes subies face à un regain d’inquiétudes concernant la propagation du coronavirus.
D’après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien pourrait reprendre 0,2% à l’ouverture après avoir cédé 2,54% la veille, sa plus forte baisse quotidienne depuis fin octobre, sous les 6.300 points.
Les contrats à terme signalent un gain de 0,3% pour le Dax à Francfort, de 0,31% pour l’EuroStoxx 50 tandis que le FTSE à Londres est attendu quasiment à l’équilibre.
Lundi, les grandes places boursiers d’Europe ont perdu plus de 2% et le Stoxx 600, l’indice européen de référence, a reculé de 2,3%, sa plus forte baisse en une séance depuis le 21 décembre quand plusieurs pays avaient fermé leurs frontières avec la Grande-Bretagne en raison de la peur du variant Alpha.
C’est une autre souche du coronavirus, le variant Delta, qui a provoqué ce vif mouvement d’aversion au risque lundi. L’augmentation des cas de coronavirus, aussi bien en Asie qu’aux Etats-Unis, à cause de ce variant très contagieux fait en effet craindre un ralentissement du rebond économique.
« Malgré le déploiement des vaccins, les marchés ne semblent pas avoir appris à vivre avec le COVID-19. Le sentiment semble s’être déplacé, du moins pour le moment, vers la conviction que les attentes en matière de croissance et de bénéfices étaient peut-être excessives », ont écrit les analystes d’ANZ dans une note aux clients.
LES VALEURS A SUIVRE :
Parmi les valeurs à suivre, Alstom publiera ses commandes et son chiffre d’affaires pour le premier trimestre de son exercice 2021-2022 avant l’ouverture des marchés.
A WALL STREET
La Bourse de New York s’est elle aussi nettement repliée lundi face aux craintes provoquées par la propagation du variant Delta du coronavirus.
L’indice Dow Jones a chuté de 2,09% à 33.962,04 points. Il subit ainsi sa plus forte baisse en une séance depuis le 28 octobre et toutes ses composantes ont fini dans le rouge.
Le S&P-500 a perdu 1,59% à 4.258,49 points tandis que le Nasdaq Composite a reculé de 1,06% à 14.274,98 points.
Signe des craintes des investisseurs, l’indice de la volatilité a touché un plus haut de deux mois et a bondi d’environ 22% après avoir gagné un temps jusqu’à 35%.
Les secteurs sensibles à la conjoncture comme le transport aérien (-3,79%) et l’hôtellerie-restauration (-2,70%) ont particulièrement souffert tandis que les banques (-3,28%) ont pénalisé par la baisse des rendements des bons du Trésor.
EN ASIE
Le Nikkei à la Bourse de Tokyo enchaîne sa cinquième journée de baisse et perd 0,87%, au plus bas depuis début janvier.
« La baisse des actions américaines ont entamé l’appétit pour le risque, déjà faible avec la pandémie, l’approche d’un week-end de quatre jours au Japon et les résultats d’entreprises qui suivront, » a déclaré Shoichi Arisawa, directeur général du département de recherche sur les investissements chez IwaiCosmo Securities.
Du côté des résultats justement, Canon s’envole de 7,91% après avoir relevé son objectif de bénéfice annuel de 43% à la faveur d’une forte demande pendant la pandémie. Dans son sillage, Ricoh, Nikon et Seiko Epson prennent entre 2,06% et 4,55%.
Les marchés chinois reculent alors que la banque centrale a maintenu son taux préférentiel de prêt aux entreprises: l’indice CSI 300 des grandes capitalisations de Chine continentale et l’indice composite de la Bourse de Shanghai abandonnent 0,5%.
TAUX/CHANGES
Sur le marché obligataire, le dix ans américain reprend 1,8 point de base à 1,1986% après avoir chuté lundi de dix points de base et touché en séance un creux de cinq mois environ.
L’indice mesurant les variations du dollar par rapport à un panier de référence est stable après avoir grimpé au plus haut en près de trois mois la veille face à la nervosité du marché.
L’euro recule encore légèrement, à 1,1786 dollar.
PÉTROLE
Les cours du pétrole remontent légèrement après avoir chuté d’environ 7% au cours de la précédente séance dans un contexte de recul général des marchés en raison des inquiétudes liées à la résurgence des contaminations par le coronavirus alors que l’Opep+ a conclu un accord augmentant sa production.
Le baril de Brent gagne 0,12% à 68,7 dollars après avoir cédé 6,75%, sous 68 dollars pour la première fois en près de deux mois.
Le brut léger américain reprend 0,15% à 66,52 dollars. Il a perdu lundi 7,5% et atteint en séance un plus bas depuis fin mai à 65,63 dollars.
AUCUN INDICATEUR MAJEUR À L’AGENDA DU 20 JUILLET
(Reportage Laetitia Volga, édité par Nicolas Delame)
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