Le pape François en Grèce, où il visitera un camp de migrants à Lesbos
par Philip Pullella
ATHENES (Reuters) – Le pape François a entamé samedi à Athènes une visite de deux jours et demi en Grèce, un pays au coeur de la crise migratoire européenne dont le Saint-Père soulignera l’urgence en se rendant pour la deuxième fois sur l’île de Lesbos, en première ligne pour l’accueil des réfugiés d’Afrique et du Moyen-Orient.
Le pape, qui a fait de la défense des migrants et des réfugiés l’un des piliers de son pontificat, a oeuvré au transfert de 50 migrants en Italie lors d’une précédente étape de deux jours à Chypre.
Des enfants en costume traditionnel grec, ainsi qu’un garçon originaire d’Afrique et une fillette originaire des Philippines, l’ont accueilli à Athènes à sa descente d’avion.
La visite papale à Lesbos – il s’y était rendu une première fois en 2016 – est prévue dimanche. Le souverain pontife doit visiter un centre d’accueil de migrants qui remplace le camp insalubre de Moria détruit en 2020 par des incendies.
Le pape devait s’est ensuite entretenu à Athènes avec la présidente Katerina Sakellaropoulou et le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, ainsi qu’avec Sa Béatitude Ieronymos, archevêque d’Athènes et de toute la Grèce.
« Je voudrais vous remercier, Béatitude, pour les paroles que vous m’avez adressées et que je vous retourne avec affection, saluant à travers vous le clergé, les communautés monastiques et tous les fidèles orthodoxes de Grèce », a dit François à son interlocuteur.
Lors de sa précédente visite, le pape était rentré à Rome avec trois familles de réfugiés syriens, choisies parmi les dizaines de demandeurs d’asile qui imploraient son secours.
La visite se déroule sous haute surveillance. Quelque 5.000 policiers seront déployés dans les rues de la capitale lundi, dernier jour du voyage papal, de crainte de manifestations de fondamentalistes orthodoxes, mais aussi de rassemblements en mémoire d’un adolescent de 15 ans tué le 6 décembre 2008 par un policier à Athènes.
(Rédigé par Karolina Tagaris, version française Sophie Louet)
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