L’Allemagne compte sur le Canada pour se détourner du gaz russe
par Andreas Rinke et Steve Scherer
STEPHENVILLE, Newfoundland (Reuters) – L’Allemagne espère que le gaz naturel liquéfié (GNL) canadien va l’aider à se détourner des importations de gaz russe, a déclaré mardi Olaf Scholz, au dernier jour d’une visite officielle au Canada durant laquelle Ottawa a minimisé la viabilité économique et la rapidité de la mise en place de nouveaux terminaux d’exportation.
Le chancelier allemand, dont la visite avait débuté dimanche, a annoncé en compagnie du Premier ministre canadien Justin Trudeau une « alliance sur l’hydrogène » destinée à accélérer les démarches pour exporter ce carburant propre vers l’Allemagne d’ici 2025.
« Alors que l’Allemagne s’éloigne de l’énergie russe à une vitesse éclair, le Canada est notre partenaire de choix », a déclaré Olaf Scholz au cours d’une conférence économique à Toronto, dans la province de l’Ontario.
« Pour l’heure, cela signifie accroître nos importations de GNL. Nous espérons que le GNL canadien va jouer un rôle majeur dans cela », a poursuivi le dirigeant allemand.
Le Canada ne dispose actuellement d’aucun terminal de GNL. Toutefois, deux terminaux sont en cours de construction sur la côte Ouest du pays.
Ottawa opère un relèvement de ses capacités d’exportation avec l’objectif d’être en mesure de livrer jusqu’à 100.000 barils par jour d’ici la fin de l’année, alors que l’Europe tente de réduire sa dépendance à la Russie en matière d’énergie depuis l’offensive lancée en Ukraine.
S’exprimant devant la presse, Justin Trudeau a déclaré que le Canada jouait son « rôle pour contribuer aux livraisons énergétiques mondiales ». Il a ajouté que l’objectif était de faire du pays un important exportateur d’énergie verte, comme l’hydrogène.
(Reportage Andreas Rinke à Stephenville et Steve Scherer à Ottawa, avec Thomas Escritt et Sarah Marsh à Berlin, Christoph Steitz à Francfort et Ismail Shakil à Ottawa; version française Jean Terzian)
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