La police française évacue 1600 migrants à Paris et Saint-Denis
PARIS (Reuters) – Plus de 1.600 migrants ont été évacués jeudi matin par les forces de l’ordre de deux campements, dans le nord-est de Paris et en Seine-Saint-Denis, lors d’une opération d’ampleur qui fait suite aux annonces du gouvernement sur la politique migratoire.
Les clandestins, en majorité des hommes, vivaient sous des tentes ou des abris de fortune près du périphérique. Les camps évacués étaient situés porte de la Chapelle, à Paris, et avenue du président Wilson à Saint-Denis, a précisé le préfet de police Didier Lallement.
Ils ont été conduits par bus dans des centres d’accueil en Ile-de-France. Il s’agit « principalement de migrants originaires de l’Afrique subsaharienne, mais également provenant du Moyen-Orient », a précisé le préfet.

Les forces de l’ordre ont évacué jeudi deux campements de migrants situés porte de la Chapelle, dans le nord de Paris. L’opération concerne plusieurs centaines de personnes. « Je ne tolérerai pas plus d’installations sur ces délaissés de voirie qui sont en cours d’évacuation qu’à d’autres endroits d’espace public de Paris », a déclaré le préfet de police, Didier Lallement (photo). /Photo prise le 16 avril 2019/REUTERS/Ludovic Marin
Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a déclaré sur franceinfo que les pouvoirs publics veilleraient à « empêcher toute réinstallation » sur ces sites.
« Il n’est pas possible que l’espace public se remplisse progressivement de tentes et d’hébergements provisoires », a dit pour sa part Didier Lallement à la presse.
La police procédera dorénavant à des patrouilles et au contrôle « des personnes qui tenteraient de s’installer », a-t-il ajouté.
Christophe Castaner a défendu une opération de « mise à l’abri de personnes en situation de détresse ».
« Sur Paris, nous avions un point de tension particulièrement important qui se développait malgré des mises à l’abri hebdomadaires », a-t-il expliqué sur franceinfo, précisant qu’un troisième site, porte d’Aubervilliers, était concerné.
« Nous traiterons aussi du sujet de la ‘colline du crack’ d’ici Noël où là il nous faut des places d’hébergement sanitaire », a-t-il ajouté.
Ce bidonville de toxicomanes, situé également porte de la Chapelle, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, suscite les inquiétudes des riverains.
Didier Lallement précise dans l’arrêté préfectoral que des solutions d’hébergement seront proposées aux personnes évacuées par la préfecture de la région Ile-de-France et la préfecture de Paris, « ainsi qu’un accompagnement de ceux qui souhaiteront entamer une procédure de demande d’asile ou l’auront fait en lien avec les associations ».
La maire de Paris Anne Hidalgo et le préfet de région Michel Cadot étaient présents lors de l’évacuation.
La situation des exilés qui dorment dans la rue à Paris et sa périphérie oppose de longue date la mairie de Paris au gouvernement, Anne Hidalgo accusant l’Etat de « laisser prospérer l’indignité et le chaos » par son inaction.
« C’était la 59e opération de mise à l’abri et notre crainte, c’est une reconstitution de campements », a réagi sur BFM TV le premier adjoint à la maire de Paris, Emmanuel Grégoire.
« S’ils ne sont pas hébergés de façon pérenne, ils iront s’installer ailleurs », a-t-il poursuivi, soulignant que parmi les personnes évacuées, « il n’y pas que des illégaux et des clandestins, il y a des titulaires du droit d’asile ».
Christophe Castaner a assuré mercredi que 16.000 places d’hébergement supplémentaires seraient ouvertes en France en 2020.
(Sophie Louet avec Jean Terzian et Simon Carraud, édité par Jean-Michel Belot et Henri-Pierre André)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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