La BCE avertit sur un risque de liquidités lié aux chocs géopolitiques
FRANCFORT (Reuters) – Les banques de la zone euro sont résilientes mais elles doivent être prêtes à faire face aux chocs géopolitiques et à leurs conséquences, notamment au risque d’assèchement des liquidités dans un contexte de turbulences sur les marchés financiers, a déclaré jeudi Claudia Buch, présidente du conseil de surveillance prudentielle de la Banque centrale européenne (BCE).
Les revirements politiques récents de l’administration de Donald Trump dans de nombreux domaines ont créé de l’incertitude sur les marchés financiers et les responsables de la BCE cherchent à déterminer l’impact sur la croissance économique, la stabilité et le risque financier.
Cette incertitude s’ajoute au stress financier et politique provoqué par la guerre russo-ukrainienne et les sanctions occidentales qui ont suivi.
« Une détérioration potentielle de la qualité des actifs et d’éventuelles perturbations économiques causées par des conflits géopolitiques ou les effets des sanctions financières nécessitent une attention accrue, des capitaux suffisants et des systèmes de gouvernance et de gestion des risques robustes dans les banques », écrit Claudia Buch dans le rapport annuel de la BCE sur la supervision bancaire.
Reuters a rapporté la semaine dernière que certains banquiers centraux et superviseurs se demandaient même s’ils pouvaient encore compter sur la Réserve fédérale américaine (Fed) pour fournir des financements en dollars en période de tensions sur les marchés, au regard de la politique erratique de Donald Trump en matière commerciale et sur le front international.
Interrogé sur ce risque lors d’une audition parlementaire jeudi, Claudia Buch a déclaré que les superviseurs de la BCE continuaient à bien collaborer avec leurs collègues de la Fed, mais qu’ils surveillaient étroitement le niveau des liquidités.
« Le risque de liquidité et le risque de change sont des éléments que nous surveillons de très près dans le cadre de notre évaluation prudentielle », a-t-elle déclaré.
Des sources ont rapporté à Reuters qu’il était très peu probable que la Fed n’honore pas ses engagements de financement et que la banque centrale américaine elle-même n’a donné aucun signal en ce sens.
RISQUE DE CYBERATTAQUES
Dans son rapport annuel, la BCE a expliqué comment les chocs géopolitiques pourraient affecter les banques, voyant notamment des tensions liées à la liquidité et au financement, y compris en devises étrangères.
Parmi les risques auxquelles les banques pourraient faire face, la BCE cite des cyberattaques pour des motifs politiques ou encore des saisies d’actifs.
Cela pourrait se traduire par des coûts d’emprunt plus élevés, une utilisation accrue des lignes de crédit et même des appels de marge, une pratique qui oblige une banque à déposer davantage de garanties auprès d’une chambre de compensation pour éviter de voir ses positions liquidées et être exclue des marchés financiers.
Les appels de marge, qui ont constitué une menace permanente lors de la crise financière mondiale de 2008, ont depuis pratiquement disparu du discours public, en partie grâce aux mesures de soutien à la liquidité mises en oeuvre par les banques centrales telles que la Fed et la BCE.
« Les risques géopolitiques doivent être pris en compte dans le cadre de la planification des liquidités et des capitaux », insiste la BCE dans son rapport.
Claudia Buch a également déclaré que les banques devaient se préparer aux menaces liées à la cybersécurité, car l’incidence et la gravité de ces attaques ont augmenté.
Selon la présidente du conseil de surveillance de la BCE, les parlementaires de l’Union européenne doivent également avancer dans l’approbation d’un cadre de gestion de crise et d’assurance des dépôts afin de mieux gérer les faillites bancaires et de protéger les déposants.
(Reportage Balazs Koranyi et Francesco Canepa; version française Claude Chendjou, édité par Sophie Louet)
Faites un don maintenant pour nous aider à poursuivre notre mission !
Dans un paysage médiatique marqué par le mensonge, les fake news, les calomnies et les attaques contre les Evangéliques, le Journal Chrétien se positionne comme le média de la vérité qui propose une information indépendante et fiable, non biaisée par des intérêts d'actionnariat ou publicitaires.Les chrétiens protestants et évangéliques ont longtemps sous-estimé le pouvoir des médias. Les récentes polémiques concernant des reportages à charge contre les plus grandes églises évangéliques françaises posent la question des intentions des patrons des médias, de ces milliardaires qui ont surinvesti ce champ de bataille idéologique.
Ne perdons pas la bataille idéologique
Les achats de médias par des milliardaires ne sont pas toujours motivés par la rentabilité financière, mais plutôt par des intérêts idéologiques. Ils achètent les médias pour influencer l'opinion publique, mener des batailles culturelles et maintenir leur pouvoir économique et social.Les évangéliques pris pour cible
L’influence grandissante des évangéliques gêne certains patrons des médias qui, disons-le, sont engagés dans des loges ou des sectes pernicieuses. Très puissante aux États-Unis, où de nombreuses personnalités ont renoncé à l'occultisme et à la débauche pour se convertir à la foi évangélique, la percée de cette frange chrétienne de plus en plus présente en France fait trembler le monde des ténèbres.Faire contrepoids
A l'heure actuelle, les chaînes d’info font l’agenda, nourrissent les réseaux sociaux, orientent les débats publics. Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV veulent aller sur leur terrain en investissant la sphère politique et médiatique pour y proposer une autre hiérarchie de l’information. Il est question de mener la bataille culturelle pour faire contrepoids aux groupes de médias hostiles aux Evangéliques.A quoi serviront vos dons ?
Nous avons l’ambition de développer une plateforme de médias suffisamment compétitive. Vos dons nous permettront de créer des émissions chrétiennes de qualité, de réaliser plus d’investigation, de reportages et d’enquêtes de terrain, d'organiser des débats sur des sujets de société, et de recruter du personnel compétent.Il nous faudra également développer davantage notre présence sur le terrain, produire plus de reportages, investir dans du matériel.
Le Journal Chrétien est un média libre, indépendant, sans publicité, accessible à tous grâce à la fidélité et à la générosité de ses lecteurs.
Votre don (défiscalisable à 66%), petit ou grand, est plus qu’un geste. C’est un acte militant et chrétien !
