France: La production de vin devrait tomber sous la moyenne quinquennale en 2025
PARIS (Reuters) – La production de vin en France devrait augmenter de 3% cette année, en léger rebond après la faible récolte de 2024, mais resterait en retrait de 13% par rapport à la moyenne quinquennale, impacté par la canicule et la sécheresse en août, selon le ministère de l’Agriculture mardi.
La production viticole française est attendue à 37,4 millions d’hectolitres de vin cette année, a indiqué le ministère, en-deçà de la fourchette précédente de 40-42,5 millions d’hectolitres annoncée le mois dernier.
« Les fortes chaleurs et la sécheresse en août ont affecté plusieurs vignobles, en particulier dans les Charentes, en Bourgogne, dans le Beaujolais et en Languedoc-Roussillon », a indiqué le ministère.
« Elles ont réduit la teneur en jus des raisins et accéléré la maturation des baies, ce qui a avancé les dates de vendanges dans de nombreuses régions et conduit à la baisse du potentiel de production », a-t-il ajouté.
La réduction des surfaces viticoles – plus de 20.000 hectares ont été arrachés depuis la dernière récolte dans le Bordelais, le Sud-Ouest ou le Languedoc-Roussillon – a également contribué à la baisse des volumes, selon le ministère.
L’Etat français a subventionné l’arrachage des vignes pour contrer l’offre excédentaire face à la baisse de la consommation de vin, une approche critiquée par certains producteurs parce qu’elle rend les régions méridionales plus vulnérables aux incendies.
En Champagne, les vendanges devraient débuter début septembre, soit plus tôt que la moyenne décennale. Malgré un millerandage marqué, lié à une floraison difficile et à des vignes éprouvées par la chaleur en août, la production dépasserait celle de 2024 de 12%, tout en restant inférieure de 10% à la moyenne quinquennale.
Malgré la chaleur et une floraison médiocre, la production devrait dépasser de 12% celle de 2024, même si elle devrait être inférieure de 10% à la moyenne quinquennale.
Dans le bordelais, les vendanges ont commencé tôt, à la mi-août, et les vagues de chaleur ont affecté les rendements. La production reste proche de 2024, mais inférieure de 15% à la moyenne quinquennale.
La récolte dans le Beaujolais serait la plus faible depuis 2012, selon le ministère. Le Languedoc-Roussillon et le Sud-Ouest sont également confrontés à une baisse de la production, tandis que le Val de Loire s’attend à ce que sa production dépasse celle de 2024, avec une hausse estimée à 26%.
(rédigé par Sybille de La Hamaide ; version française Augustin Turpin, édité par Blandine Hénault)
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