France et Allemagne discutent du possible abandon du projet de chasseur commun-FT
(Reuters) -La France et l’Allemagne discutent de l’hypothèse d’abandonner le développement conjoint d’un avion de chasse de nouvelle génération pour se focaliser principalement sur un « cloud militaire » européen, rapporte lundi le Financial Times, citant des représentants non-identifiés au fait de la question.
Destiné à remplacer d’ici 2040 les chasseurs Rafale français et les Eurofighter allemands et espagnols par un avion de chasse de sixième génération, le projet Scaf (Système de combat aérien du futur) est freiné notamment par des désaccords sur la conception de l’appareil, dans laquelle sont impliqués Dassault Aviation, Airbus et Indra.
Le projet Scaf, dont le coût est estimé à plus de 100 milliards d’euros, a connu des retards et est également victime de querelles intestines sur le partage des tâches et les droits de propriété intellectuelle entre les partenaires.
Symbole de ces tensions, le PDG de Dassault Aviation a déclaré en septembre dernier que le constructeur aéronautique français avait la capacité de fabriquer sans partenaire la prochaine génération d’avions de combat, mettant au défi l’Allemagne de faire de même.
Berlin pourrait décider de développer un nouvel avion de chasse sans la France, a dit par la suite à Reuters une source informée, citant des exigences jugées injustifiées de la part de Dassault Aviation.
Airbus a refusé de s’exprimer sur le sujet et le ministère allemand de la Défense n’a pas répondu à une demande de commentaire dans l’immédiat.
Les ministres allemand et français de la Défense devraient discuter de l’avenir du Scaf lors d’entretiens à Paris lundi.
Le chancelier allemand Friedrich Merz et le président français Emmanuel Macron doivent décider d’ici la fin de l’année s’ils poursuivent le projet ou s’ils optent pour une approche alternative.
(Reportage Sabine Siebold à Berlin, Disha Mishra à Bangalore et Ludwig Burger à Francfort; version française Jean Terzian et Kate Entringer, édité par Blandine Hénault)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


