Europcar approuve l’offre de Volkswagen pour un rachat à 2,9 milliards d’euros
par Gwénaëlle Barzic
PARIS (Reuters) – Europcar a annoncé mercredi que son conseil d’administration avait approuvé la proposition de rachat présentée par le constructeur automobile allemand Volkswagen, une opération qui valorise le groupe français à 2,9 milliards d’euros.
La transaction devrait être finalisée au quatrième trimestre 2021 ou au premier trimestre 2022, a précisé Europcar dans un communiqué.
Volkswagen, qui a contrôlé Europcar par le passé, mène pour cette offre un consortium composé du fonds d’investissement britannique Attestor Limited et du conglomérat néerlandais du secteur des transports Pon Holdings B.V.
Le groupe allemand propose 0,50 euro par action Europcar, soit une prime de 23% par rapport au cours moyen sur un mois et qui valorise l’entreprise française à 2,9 milliards d’euros, a fait Europcar. Une prime potentielle de 0,01 euro est prévue si le seuil des 90% est atteint au terme de l’offre, a-t-il ajouté.
Europcar a indiqué que des investisseurs représentant au total 68% des parts du groupe avaient accepté de céder leurs actions. Le seuil minimal pour valider l’offre de rachat était fixé à 67%, a indiqué par ailleurs le groupe français.
Le président du directoire de Volkswagen, Herbert Diess, a déclaré qu' »avec ses capacités avancées de gestion de flotte et son solide réseau de stations, Europcar va contribuer à accélérer la réalisation par Volkswagen de ses ambitieux objectifs de services de mobilité ».
En juin, le consortium mené par Volkswagen avait proposé 44 centimes d’euro par action, soit une valorisation d’environ 2,2 milliards d’euros, mais cette offre avait été rejetée par les fonds qui contrôlent Europcar depuis l’accord de restructuration de sa dette en novembre dernier.
Europcar, leader européen de la location de voitures, a été durement affecté par la crise sanitaire du coronavirus. Son chiffre d’affaires avait reculé l’an dernier de 45% à cause de la pandémie, avec des pertes nettes de 645 millions d’euros.
(Reportage Gwénaëlle Barzic, rédigé par Jean Terzian, édité par Nicolas Delame)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



