Entre 170.000 et 200.000 emplois menacés en France, alerte Sophie Binet (CGT)
(Reuters) – La désindustrialisation se poursuit à un rythme préoccupant en France, la Confédération générale du travail (CGT) ayant dénombré près de 250 plans de licenciement en préparation pouvant toucher entre 170.000 et 200.000 emplois, a déclaré Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT, dans un entretien publié mercredi par Les Échos.
« Au total, nous sommes à près de 250 plans de licenciements en préparation, concernant entre 170.000 et 200.000 emplois », a indiqué la responsable syndicaliste, évoquant des chiffres remontés par des militants de la CGT et probablement sous-estimés.
« Ces plans ont surtout lieu dans les grandes entreprises, les restructurations risquent d’avoir des conséquences sur les petits sous-traitants, beaucoup plus nombreux », ajoute-t-elle.
Plus tôt ce mois-ci, le ministre français de l’Industrie, Marc Ferracci, avait estimé que plusieurs milliers d’emplois étaient menacés par des fermetures d’usines, soulignant que les filières de la chimie, de l’automobile ou de la métallurgie étaient dans une « situation préoccupante ».
Plusieurs grands noms industriels français ont récemment annoncé des fermetures d’usines, tels que Michelin, qui a annoncé début novembre son intention de fermer d’ici 2026 les sites de Cholet (Maine-et-Loire) et Vannes (Morbihan), menaçant 1.254 emplois, ou encore Auchan, qui, le même jour, a déclaré prévoir la suppression de 2.389 emplois.
Dans le même temps, les nouveaux droits de douane promis par le futur président américain Donald Trump risquent de peser lourdement sur les secteurs français de la métallurgie et de l’automobile, ArcelorMittal et Stellantis dépendant notamment fortement des importations et exportations depuis et vers le Mexique, alors que les deux secteurs étaient déjà sous pression face à la compétition chinoise.
« Sans mesure immédiate, notre industrie (risque) d’atteindre un point de non-retour », déclare Sophie Binet aux Echos tout en réclamant une nouvelle stratégie de la part de l’État et des entreprises ainsi qu’un renforcement de la loi Florange, qui oblige les grandes entreprises à entamer la recherche d’un repreneur avant d’envisager la fermeture d’un site.
« L’alerte est très sérieuse », prévient-elle.
(Rédigé par Pauline Foret, édité par Blandine Hénault)
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