Engie attend les premières offres pour « Bright » en septembre
par Gwénaëlle Barzic, Arno Schuetze et Benjamin Mallet
PARIS/FRANCFORT (Reuters) – Engie s’apprête à donner le coup d’envoi d’un processus d’enchères pour une partie de ses activités de services, avec de premières offres attendues en septembre pour une entité nouvellement créée qui pourrait être valorisée entre 5 et 6 milliards d’euros, a-t-on appris de deux sources au fait du dossier.
L’énergéticien français se donne jusqu’à la fin de l’année pour sélectionner un repreneur et signer un accord en vue de lui céder une majorité du capital de cette société provisoirement nommée Bright, ont dit les sources.
Le fournisseur de gaz et d’électricité et son premier actionnaire, l’Etat français, espèrent ainsi éviter toute collision avec le calendrier électoral à quelques mois de l’élection présidentielle en France.
« Ils auront mis plusieurs mois entre l’annonce de leur décision et l’éventuel émoi qu’elle pourrait susciter, et l’élection présidentielle », a expliqué l’une des sources.
Un calendrier ainsi que des documents d’informations devraient être envoyés aux potentiels acheteurs, parmi lesquels figurent notamment les concurrents SPIE et Bouygues, dans la première quinzaine de juillet, ont dit trois sources.
Bright pourrait également intéresser de nombreux fonds d’investissement parmi lesquels Pai Partners, Bain Capital, CVC, EQT ou encore Apollo, selon plusieurs sources bancaires.
Spie et Bouygues n’ont pas souhaité faire de commentaire. Les fonds n’ont pas souhaité faire de commentaire ou n’étaient pas joignables dans l’immédiat. Engie n’a pas non plus souhaité de faire de commentaire.
Les activités de services regroupées au sein de Bright qu’Engie souhaite céder emploient 74.000 salariés – dont près de 26.000 en France selon les syndicats – soit plus de 40% de l’effectif d’Engie.
OPÉRATION SENSIBLE
Sur la base des chiffres de 2019, elles ont généré un résultat opérationnel courant de 350 à 450 millions d’euros pour un chiffre d’affaires compris entre 12 et 13 milliards.
Engie a annoncé il y a un an vouloir les scinder en vue de les céder afin d’accélérer son expansion dans les énergies renouvelables et améliorer sa rentabilité.
Cette séparation sera officiellement mise en oeuvre jeudi permettant à Engie d’enclencher la deuxième étape du processus avec l’organisation d’enchères pour trouver un repreneur. Cette option a finalement été privilégiée à une introduction en Bourse en raison, notamment, de la diversité des activités rassemblées dans Bright, ont expliqué plusieurs sources.
Selon l’une des sources, certains fonds pourraient essayer de court-circuiter les discussions en remettant une offre engageante dès le premier tour d’enchères pour se donner de meilleurs chances de l’emporter au vu du caractère sensible des discussions.
Les représentants des salariés ont rendu il y a quelques jours un avis négatif sur le projet de scission en dépit d’engagements de la direction. Dans un document, Engie a notamment promis de demander aux nouveaux actionnaires de s’engager de ne pas procéder à des départs contraints pendant 24 mois.
« La direction d’Engie n’a qu’un seul objectif, presqu’une obsession : vendre au plus vite ! », a protesté la CGT d’Engie dans un communiqué, disant craindre la cession de Bright à un « fonds anglo-saxon » et une vente à la découpe du reste du périmètre de la société.
(Avec Sarah White, édité par Nicolas Delame)
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