EDF-Les prix de l’électricité dopent le S1, objectif de dette relevé
PARIS (Reuters) – EDF a annoncé jeudi avoir renoué avec les bénéfices au premier semestre 2023, marqué par une hausse des prix de vente de l’électricité et un redressement de la production du parc nucléaire français.
L’électricien public, dont l’Etat français est redevenu l’unique actionnaire début juin, a également confirmé ses objectifs de production nucléaire en France pour 2023, 2024 et 2025 et a revu à la hausse ses perspectives en matière de dette.
Le groupe a précisé dans un communiqué qu’il visait désormais pour 2023 un ratio d’endettement financier net sur Ebitda inférieur ou égal à 2,5 (au lieu d’un indicateur inférieur ou égal à 3 précédemment).
EDF a enregistré à fin juin un résultat net part du groupe de 5,8 milliards d’euros (contre une perte de 5,3 milliards à fin juin 2022), un bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements (Ebitda) de 16,1 milliards (contre 2,7 milliards) et un chiffre d’affaires de 75,5 milliards (+14,4% en organique).
« La forte progression des résultats (…) s’explique par une bonne performance opérationnelle dans un contexte de prix favorables et après une année 2022 particulièrement difficile », a dit son PDG, Luc Rémont, lors d’une conférence téléphonique.
« Ce niveau d’Ebitda nous permet d’être en mesure d’adresser les forts besoins d’investissements du groupe pour les années à venir », a-t-il ajouté.
Alors qu’il plaide pour une réflexion sur le prix de l’électricité pour contribuer au financement de la maintenance du parc nucléaire historique d’EDF et à la construction de nouveaux réacteurs en France, Luc Rémont a redit que les investissements du groupe devraient atteindre quelque 25 milliards d’euros pour répondre à ses besoins.
« Une entreprise dans le secteur de l’énergie qui n’est pas rentable, par définition, elle cesse d’investir et in fine elle ne remplit pas sa mission. Donc nous devons être rentables, à la hauteur des niveaux d’investissements que nous devons soutenir », a souligné le PDG, nommé en novembre 2022.
« LOCOMOTIVE POUR LA FILIÈRE NUCLÉAIRE »
Luc Rémont a également une nouvelle fois défendu le principe de contrats à long terme de fourniture d’électricité, confirmant qu’EDF serait en mesure de proposer en septembre à ses clients industriels des offres leur apportant « de la visibilité sur les volumes et sur les prix ».
Alors que le groupe a subi en 2022 les décisions gouvernementales pour limiter les hausses de prix de l’électricité, ainsi qu’une faible disponibilité de ses centrales liée à de problèmes de corrosion, il a bénéficié d’une hausse de la production nucléaire française de 2,6% à 158 térawatts-heure (TWh) à fin juin.
Parmi ses 16 réacteurs les plus sensibles au problème dit de « corrosion sous contrainte », 11 ont été réparés, deux sont en cours de réparation, deux autres seront traités d’ici fin 2023 et un lors de sa prochaine visite décennale.
L’endettement financier net d’EDF atteignait 64,8 milliards d’euros à fin juin, contre 64,5 milliards à fin 2022, et son cash-flow s’est établi à -1,6 milliard au premier semestre, contre -4,0 milliards au premier semestre 2022.
« Le redressement de la performance industrielle du groupe porte ses fruits : non seulement EDF est parvenue à sécuriser notre approvisionnement en électricité bas carbone cet hiver mais ces efforts se traduisent positivement dans ses comptes », a réagi la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher.
« Plus que jamais, l’entreprise joue le rôle de locomotive pour la filière nucléaire au moment où nous relançons tous ses projets de développement », a-t-elle ajouté.
(Reportage Benjamin Mallet ; édité par Blandine Hénault)
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