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Bernard Fontana confirmé au poste de PDG d’EDF

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PARIS (Reuters) -Bernard Fontana, dont le Parlement a validé mercredi la nomination au poste de PDG d’EDF, s’est dit confiant dans la possibilité de trouver des « marges de manoeuvre » pour conclure des contrats avec les gros clients industriels du groupe sans grever leur compétitivité.

Le choix du patron de Framatome, proposé en mars par Emmanuel Macron pour remplacer Luc Rémont – limogé par le gouvernement – à la tête de l’électricien public, a été confirmé par un vote des commissions des affaires économiques du Sénat et de l’Assemblée nationale.

Lors de son audition devant la commission sénatoriale, Bernard Fontana a dit viser un objectif de 40 térawatts-heure (TWh) par an, soit moins de 10% de la production annuelle d’électricité du groupe, « de contrats à long terme à destination des industriels présents sur les territoires ».

« Il faut savoir rechercher des marges de manoeuvre et je pense qu’elles existent. Un effort sur 40 TWh n’est pas considérable pour un groupe de la taille d’EDF », a-t-il souligné.

Les grands clients industriels d’EDF l’appelle à achever d’ici l’été les négociations commerciales visant à remplacer le dispositif Arenh (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique), qui leur permet d’acheter au groupe des volumes d’électricité nucléaire à un prix abordable mais prendra fin en décembre.

« Un certain nombre d’industriels, dont des électro-intensifs et des électro-sensibles, ont exprimé leurs craintes. Je mesure toute l’importance (…) d’une électricité décarbonée et compétitive pour la réindustrialisation et l’attractivité du pays », a déclaré Bernard Fontana.

« Je sais bien aussi le besoin de visibilité des acteurs concernés et je serai donc particulièrement attentif à identifier rapidement les marges de manœuvre possibles pour conclure des contrats avec eux. »

Agé de 64 ans, Bernard Fontana est polytechnicien, patron depuis 2015 de Framatome – qui fournit EDF en cuves de réacteurs nucléaires -, ancien cadre de la Société nationale des poudres et explosifs (SNPE), du sidérurgiste ArcelorMittal et ex-DG du cimentier Holcim.

UN NOUVEAU DEVIS DES EPR2 PRÉVU FIN 2025

Appelé à prendre la tête de l’exploitant des 57 réacteurs nucléaires du parc français, Bernard Fontana est ainsi un bon connaisseur des groupes « électro-intensifs » gourmands en énergie, qui ont critiqué des prix trop élevés et des conditions pas assez favorables proposées par EDF dans le cadre des négociations post-Arenh.

Dans le même temps, EDF doit aussi contenir son endettement, remonter du dividende à l’Etat, actionnaire à 100%, et financer des investissements d’avenir massifs, à commencer par la construction de six réacteurs nucléaires de nouvelle génération EPR2 annoncée par Emmanuel Macron à Belfort début 2022.

Selon un rapport de la Cour des comptes publié en janvier, la France est encore « loin d’être prête » pour concrétiser ce programme en raison des incertitudes financières et techniques.

Le coût de construction de six EPR2 a été estimé à 51,7 milliards d’euros en 2022, un montant qu’EDF a fortement revu à la hausse en 2023, à 67,4 milliards.

Devant les sénateurs, Bernard Fontana a dit vouloir présenter « un devis et un calendrier engageants » des réacteurs EPR2 d’ici fin 2025 et garantir la mise en service du premier réacteur au plus tard en 2038.

Il a également confirmé qu’EDF visait une production nucléaire annuelle de 400 TWh à l’horizon 2030, à comparer avec un niveau de 362 TWh enregistré en 2024 et une fourchette de 350 à 370 TWh visée pour les années 2025, 2026 et 2027.

Face à l’endettement du groupe, qui s’est établi à 54,3 milliards d’euros en 2024, « certaines cessions pourraient être envisagées et la performance industrielle des projets et unités sera un levier très déterminant », a-t-il dit. Priorité sera donnée à la France pour les investissements, a-t-il insisté.

(Rédigé par Jean-Stéphane Brosse, édité par Benjamin Mallet)

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