Zone euro-L’inflation s’accélère de manière inattendue en février
FRANCFORT, 3 mars (Reuters) – L’inflation dans la zone euro a accéléré de façon inattendue en glissement annuel en février, montrent les données préliminaires publiées mardi par Eurostat.
L’inflation dans les 21 pays qui partagent l’euro s’est établie à 1,9% en février sur un an, après 1,7% en janvier, alors que les analystes tablaient sur une hausse identique pour le mois dernier.
Cette accélération est principalement due à la hausse des coûts des denrées alimentaires et des services, précise Eurostat.
L’indicateur des prix sous-jacents, qui exclut les coûts volatils de l’alimentation et de l’énergie, ressort à 2,3% contre 2,1% en janvier, également supérieur aux attentes, les analystes tablant sur un pourcentage de 2,2%.
Une mesure encore plus restrictive, qui exclut également l’alcool et le tabac, montre une accélération des prix de 2,4% en février, contre 2,1% en janvier et un consensus de 2,2%.
Cependant, ces données pourraient intéresser moins que prévu les responsables de la Banque centrale européenne (BCE), davantage préoccupés par l’impact que pourrait avoir le conflit en cours au Moyen-Orient, notamment avec la hausse des prix du pétrole et ses répercussions sur l’inflation et la croissance économique.
Les craintes que la hausse des prix de l’énergie n’entraîne une accélération de l’inflation font grimper les rendements des obligations de la zone euro depuis lundi.
Le rendement du Bund allemand à dix ans prend 8,9 points de base à 2,7964%. Celui de l’obligation à deux ans, le plus sensible aux anticipations sur les taux de la BCE, grimpe de 11 points de base à 2,1953%. Les deux ont amplifié leurs gains après la publication des données sur l’inflation.
Dans l’attente d’une meilleure visibilité, les marchés financiers continuent pour l’instant de penser que la BCE maintiendra ses taux inchangés cette année et les prévisions d’inflation à long terme n’ont pas connu d’augmentation significative.
(Reportage Balazs Koranyi, rédigé par Diana Mandiá, édité par Sophie Louet et Augustin Turpin)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


