Zone euro: Les prévisions d’inflation des consommateurs restent stables
FRANCFORT, 8 janvier (Reuters) – Les consommateurs de la zone euro ont maintenu leurs prévisions d’inflation inchangées par rapport à novembre, anticipant un ralentissement progressif de la croissance des prix vers l’objectif de 2% de la Banque centrale européenne (BCE) dans les années à venir, montre une enquête de l’institution de Francfort publiée jeudi.
L’inflation a oscillé autour de 2% la majeure partie de 2025 et les données publiées mercredi indiquent que la croissance des prix a ralenti à 2% en décembre, la baisse des coûts de l’énergie compensant la hausse des prix des services.
Les consommateurs en zone euro prévoient, dans une nouvelle enquête menée par la BCE auprès de 19.000 personnes dans 11 pays du bloc monétaire, que l’inflation s’établira à 2,8% dans 12 mois, à 2,5% dans trois ans et à 2,2% dans cinq ans, indique l’institution. Ces chiffres sont inchangés par rapport à l’enquête de novembre.
L’inflation, maîtrisée grâce à des hausses de taux directeurs record entre 2022 et 2023, n’est plus un problème depuis plusieurs mois. Au contraire, la croissance des prix pourrait même tomber sous l’objectif de la BCE en raison de la baisse persistante des cours du pétrole et du gaz.
Il est toutefois peu probable que la BCE assouplisse sa politique monétaire pour le moment afin d’empêcher une baisse excessive des prix, car les projections anticipent un rebond ultérieur, en partie grâce à une croissance économique soutenue.
Les consommateurs, généralement plus pessimistes dans leurs prévisions, s’attendent à ce que l’économie se contracte de 1,3% au cours de l’année à venir, un scénario plus défavorable que celui des professionnels qui anticipaient en octobre une contraction de seulement 1,1%.
La plupart des prévisionnistes voient actuellement la zone euro croître à un rythme compris entre 1% et 1,5% cette année, après une croissance anticipée d’environ 1,4% en 2025.
(Reportage Balazs Koranyi; version française Claude Chendjou, édité par Kate Entringer)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


