Wall Street vue en baisse, le flambée du pétrole plombe les Bourses européennes
par Diana Mandia
9 septembre (Reuters) – Wall Street est attendue en baisse et les Bourses européennes reculent nettement mercredi à mi-séance, les cours du pétrole s’envolant pour dépasser à nouveau les 100 dollars le baril en raison de la recrudescence des tensions au Moyen-Orient. Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture en baisse de 0,45% pour le Dow Jones, de 0,27% pour le Standard & Poor’s-500 et de 0,37% pour le Nasdaq. À Paris, le CAC 40 perd 1,59% à 8.185,41 points vers 10h38 GMT. À Francfort, le Dax recule de 1,38% et à Londres, le FTSE 100 cède 0,75%.
L’indice EuroStoxx 50 abandonne 1,72%, le FTSEurofirst 300 1,31% et le Stoxx 600 1,28%.
Le pétrole Brent a franchi mercredi la barre des 100 dollars le baril pour la première fois depuis le 24 juillet, en réaction à la reprise des échanges de tirs entre les Etats-Unis et l’Iran contre le transport maritime après une certaine d’accalmie en août.
Le contrat qui sert de référence principale sur le marché avance de 2,9% à 100,76 dollars le baril vers 10h29 GMT, tandis que le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) gagne 2,42% pour ressortir à 95,28 dollars.
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a déclaré mercredi avoir lancé des missiles balistiques sur une base militaire en Jordanie utilisée par l’armée américaine et attaqué dix navires après que les Etats-Unis ont détruit cinq pétroliers iraniens.
L’escalade des tensions était déjà perceptible la veille, lorsque les Houthis ont revendiqué des attaques de drones et de missiles balistiques contre des installations du géant pétrolier Aramco dans le sud de l’Arabie saoudite, alimentant ainsi les craintes sur l’approvisionnement énergétique.
Étant donné que la résolution du conflit semble s’éloigner, les prix du pétrole risquent de rester élevés et d’attiser encore davantage l’inflation, ce qui obligera très probablement certaines banques centrales à réagir. La Banque centrale européenne (BCE) devrait relever jeudi ses taux directeurs de 25 points de base pour juguler une inflation qui a grimpé en août à 3,3% sur un an. Le marché prévoit une nouvelle hausse avant la fin de l’année, ce qui serait la troisième en 2026, puis une autre début 2027.
Toutefois, selon Kevin Thozet, membre du comité d’investissement de Carmignac, ces paris vont « trop loin dans l’extrapolation du cycle de hausse actuel ».
« Jusqu’ici, la BCE s’est surtout attachée à réduire le caractère accommodant de sa politique monétaire. A compter de 2,5%, chaque hausse supplémentaire ferait plus clairement entrer les taux en territoire restrictif. C’est à partir de ce seuil que les divergences au sein du Conseil des gouverneurs pourraient devenir plus visibles et que les voix les plus accommodantes auraient davantage de raisons de se faire entendre », écrit-il.
Les déclarations de la présidente de la BCE, Christine Lagarde, lors de sa traditionnelle conférence de presse, feront l’objet d’un suivi attentif à cet égard.
Aux Etats-Unis, deux indicateurs d’inflation sont prévus dans la semaine, les prix à la production (PPI) jeudi et les prix à la consommation (CPI) vendredi, à quelques jours seulement de la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed).
Le suspense est à son comble de l’autre côté de l’Atlantique, les opérateurs estimant que les chances que la banque centrale américaine relève ses taux d’un quart de point ou les maintienne inchangés mercredi prochain sont presque à égalité.
Ils sont toutefois pratiquement certains que les coûts d’emprunt seront relevés deux jours plus tard par la Banque du Japon (BoJ), ce qui a entraîné une rapide appréciation du yen qui fait l’objet d’une surveillance étroite de la part des marchés. LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
La Bourse de New York devrait également subir mercredi l’impact de la hausse des cours du pétrole, au lendemain d’une séance déjà dans le rouge, plombée par les groupes de logiciels, que le marché considère comme susceptibles d’être victimes du développement fulgurant de l’IA.
VALEURS EN EUROPE
Le secteur pétrolier et gazier de l’indice Stoxx 600 profite de la flambée des cours du pétrole et affiche une hausse de 0,43%, avec TotalEnergies, BP et Eni avançant de 1% à 1,5%.
Les actions LVMH et Burberry sont pénalisées après l’abaissement des recommandations de HSBC sur les titres des deux géants du luxe, le courtier anticipant un second semestre plus modéré que le précédent et citant une reprise du « luxe doux » (vêtements de créateurs, maroquinerie, chaussures etc) plus lente que prévu. Les deux groupes perdent 2,6% et 3,1% respectivement, tandis que le compartiment sectoriel européen cède 1,73%.
Interparfums prend 2,2% après avoir dit s’attendre à retrouver une dynamique plus favorable au second semestre.
Inditex, la maison mère de Zara, perd en revanche 4,3%, après avoir fait état d’un bénéfice au deuxième trimestre inférieur aux attentes, malgré un bon démarrage des ventes d’automne. Son concurrent H&M abandonne 1%, tandis que le secteur de la distribution en Europe cède 2,26%.
Fortum grimpe de plus de 13%, le groupe énergétique finlandais ayant signé un contrat d’achat d’électricité à long terme avec Google. La principale filiale d’Alphabet va investir au moins 13 milliards d’euros d’IA en Finlande au cours des deux prochaines années, un projet présenté comme le plus gros investissement jamais réalisé par le groupe technologique américain en Europe.
TAUX
Les rendements obligataires progressent nettement mercredi dans la zone euro, la flambée du pétrole attisant les craintes d’inflation et d’une politique plus restrictive de la part de la BCE.
Le rendement du Bund allemand à dix ans prend 4,6 points de base à 3,4032%, tandis que celui du titre à deux ans gagne 5,6 points de base à 3,0347%.
En France, le rendement de l’OAT à dix ans avance de 6,5 points de base pour s’établir à 4,2872% et celui de l’obligation à 30 ans dépasse les 5%, un seuil symbolique qui ramène le marché de la dette à long terme à l’époque de la crise financière de 2008.
Les taux élevés des obligations d’État, qui atteignent des sommets jamais vus depuis des décennies dans les principales économies, maintiennent les investisseurs en alerte et constituent un signal d’alerte majeur en France à l’approche des débats budgétaires et de l’élection présidentielle de 2027. Aux États-Unis, les investisseurs attendent avec impatience les annonces du Trésor américain concernant l’achat d’obligations, quelques semaines après que ce dernier a dit qu’il achèterait davantage de titres de dette à long terme afin de freiner la hausse des rendements.
« Certains acteurs du marché attendent de cette annonce qu’elle leur apporte une confirmation quant au volume que le Trésor va racheter », ont écrit les analystes de J.P. Morgan dans une note.
Le rendement des Treasuries à dix ans prend 0,4 point de base à 4,8083%. Le deux ans gagne près de 2 points de base à 4,4170%.
CHANGES Le dollar grappille 0,01% face à un panier de devises de référence, tout en restant sur la défensive face à l’appréciation du yen, qui s’établit mercredi à 153,67 pour un dollar, près du pic de février atteint la veille.
L’euro prend à son tour 0,05% à 1,1629 dollar.
PLUS AUCUN INDICATEUR ÉCONOMIQUE MAJEUR À L’AGENDA DU 9 SEPTEMBRE
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Benoit Van Overstraeten)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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