Wall Street vue dans le rouge avant l’inflation, l’Europe hésite
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Wall Street est attendue en baisse mercredi avant la publication des chiffres de l’inflation américaine, tandis que les Bourses européennes sont sur une tendance hésitante, les ressources de base et les nouvelles technologies offrant cependant un peu de soutien.
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,37% pour le Dow Jones, de 0,28% pour le Standard & Poor’s 500 et de 0,30% pour le Nasdaq.
À Paris, le CAC 40 prend 0,23% à 7.424,93 points vers 10h20 GMT. À Francfort, le Dax avance de 0,21%. À Londres, le FTSE recule de 0,02%, pénalisé essentiellement par le secteur de la santé (-1,03%) et Rentokil.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 grappille 0,31%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro 0,49% et le Stoxx 600 0,30%.
Le compartiment européen des ressources de base progresse de 0,84% dans le sillage de la hausse des cours du cuivre qui profite d’un accès de faiblesse du dollar.
Le compartiment européen de la « tech » (+1,24%) est lui porté par ASML Holding (+4,01%) à la faveur d’achat à bon compte après la récente baisse du secteur.
Les variations sur les actions restent faibles alors que le marché est surtout préoccupé par les taux d’intérêt, à une semaine des décisions de la Réserve fédérale américaine (Fed).
Le chiffre mensuel des prix à la consommation aux Etats-Unis, qui sera publié à 12h30 GMT, sera à cet égard particulièrement surveillé, l’amorce du cycle d’assouplissement monétaire de la Fed étant attendue le 18 septembre, avec un total de trois baisses du coût du crédit cette année, selon une enquête Reuters.
Sur le front politique, le débat dans la nuit entre la vice-présidente démocrate Kamala Harris et l’ancien président républicain Donald Trump pour la présidentielle américaine du 5 novembre a laissé les investisseurs sur leur faim. Plusieurs thèmes essentiels pour les marchés, comme les droits de douanes, les régulations ou les impôts, n’ont pas été abordés en profondeur.
« Les investisseurs tentent de faire face à un degré élevé d’incertitude. Nous allons assister à des épisodes de volatilité plus importants à l’approche des élections de novembre, jusqu’à ce que les choses deviennent claires sur le front politique », prévient Laura Cooper, stratège en investissement chez Nuveen.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
L’action Trump Media & Technology Group trébuche de 15,2% en avant-Bourse après le débat télévisé entre les deux candidats à la présidentielle américaine.
VALEURS EN EUROPE
Commerzbank bondit de 15,12% en réaction à une prise de participation de 9% du groupe italien UniCredit à son capital pour 702 millions d’euros.
Inditex avance de près de 4%, le propriétaire de l’enseigne Zara ayant fait état d’un rebond des ventes de ses premières collections automne-hiver. L’indice européen de la distribution prend 1,14%.
Rentokil plonge de 17,20%, le groupe britannique anticipant un ralentissement de ses ventes en Amérique du Nord au second semestre et des suppressions d’emplois.
Pluxee chute de 6,82% après que JP Morgan a abaissé sa recommandation sur la valeur à « neutre ».
TAUX
Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans se replie de près de trois points de base, à 3,618%, après avoir touché un plus bas depuis juin 2023 à 3,609%, alors que les chances d’une victoire de Kamala Harris dans la course à la Maison blanche augmentent.
En Europe, le rendement du Bund allemand à dix ans cède 2,3 points de base, à 2,126%, à la veille des décisions de la Banque centrale européenne (BCE), qui devrait procéder à une nouvelle baisse de ses taux après le cycle enclenché en juin dernier.
CHANGES
Le dollar est tombé mercredi à son plus bas niveau depuis le début de l’année face au yen sur fond de paris quant à une victoire de Kamala Harris le 5 novembre. Une victoire de Donald Trump renforcerait le billet vert en raison des positions du candidat républicain sur les droits de douane et l’inflation budgétaire, ce qui pourrait faire grimper les taux d’intérêt.
Selon le marché de prédictions en ligne PredictIt, la probabilité d’une victoire de Kamala Harris est désormais de 56%, contre 53% avant le débat. Celle d’une victoire de Donald Trump a reculé à 48%, contre 52% avant le débat.
Le dollar a perdu en séance jusqu’à 1,24% à 140,71 yens, un niveau inédit depuis le 28 décembre, avant de remonter légèrement, à 141,16 yens. Face à un panier de devises de référence, il cède 0,18%.
L’euro avance de 0,20%, à 1,1041 dollar, tandis que la livre sterling s’échange à 1,3081 dollar (+0,03%).
PÉTROLE
Le marché pétrolier monte mercredi, effaçant une partie des pertes de la veille, la baisse des stocks de brut aux Etats-Unis et les craintes d’une perturbation de la production américaine par l’ouragan Francine ayant contrebalancé les inquiétudes sur la faiblesse de la demande mondiale.
Le Brent progresse de 2,38% à 70,84 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 2,65% à 67,49 dollars.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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