Trump menace l’UE de droits de douane de 50% et fait pression sur Apple
par Philip Blenkinsop, David Lawder et Stephanie van den Berg
BRUXELLES/BANFF, Canada/LA HAYE (Reuters) – Le président américain Donald Trump a brandi vendredi de nouvelles menaces sur les droits de douane en ciblant l’Union européenne, visée par une surtaxe de 50% sur ses produits exportés aux Etats-Unis à compter du 1er juin, et sur Apple et ses iPhone fabriqués à l’étranger.
Dans un message sur son réseau Truth Social, le chef de la Maison blanche a déploré que les négociations commerciales soient « très difficiles » avec les Européens.
« Nos discussions avec eux ne vont nulle part », a-t-il dit, en réaffirmant que l’Union européenne a été fondée essentiellement pour « profiter » des Etats-Unis.
« Par conséquent, je recommande des droits de douane directs de 50% sur l’Union européenne à compter du 1er juin 2025. Il n’y aura pas de droit de douane si le produit est construit ou fabriqué aux Etats-Unis », a-t-il ajouté.
La Commission européenne n’a pas souhaité faire de commentaire dans l’attente d’un entretien téléphonique prévu dans la journée entre le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, et son homologue américain Jamieson Greer.
Le ministre polonais du Commerce, Michal Baranowski, dont le pays occupe actuellement la présidence tournante du Conseil de l’UE, a minimisé la menace en la replaçant dans le contexte des négociations en cours.
« Certains négocient à huis clos, d’autres davantage devant les caméras », a-t-il dit à des journalistes. « Le fait que d’importantes déclarations tombent dans le domaine public ne signifie pas qu’elles se traduiront en actes. »
« Nous avons jusqu’à début juillet pour mener ces négociations et à ma connaissance, ces négociations avancent », a-t-il poursuivi, précisant que Maros Sefcovic et Jamieson Greer devaient se rencontrer à Paris début juin.
LES MARCHÉS EN RECUL
L’UE est actuellement soumise à des droits de douane américains de 25% sur l’acier, l’aluminium et les voitures, ainsi qu’à des droits de douane « réciproques » de 10% sur la quasi-totalité des autres produits, droits qui pourraient atteindre 20% à l’expiration du délai de 90 jours, le 8 juillet.
La Commission européenne a répété à plusieurs reprises qu’elle privilégiait une solution négociée, mais qu’une riposte devait être prête d’ici juillet en cas d’échec des pourparlers.
S’exprimant par la suite dans le Bureau ovale, Donald Trump a dit qu’il « ne « cherch(ait) pas un accord » avec l’UE, en réponse à une question sur l’hypothèse d’un compromis avant le 1er juin.
Les marchés boursiers ont plongé dans la foulée des déclarations du président américain avec le retour du risque de guerre commerciale. Les actions du secteur du luxe (LVMH, Hermès, Kering) ont souffert à Paris, ainsi que les constructeurs automobiles en Allemagne.
« Il y a longtemps que j’ai informé Tim Cook d’Apple que je m’attendais à ce que les iPhone qui seront vendus aux Etats-Unis d’Amérique soient fabriqués et construits aux Etats-Unis, et non en Inde ou ailleurs », a aussi écrit Donald Trump sur Truth Social.
« Si ce n’est pas le cas, Apple devra payer des droits de douane d’au moins 25% aux Etats-Unis », a-t-il ajouté.
Il a par la suite précisé que sa menace concernait tous les fabricants de smartphones, y compris le sud-coréen Samsung.
La politique tarifaire agressive de Donald Trump avait déjà provoqué une vente massive d’actifs américains début avril, lorsque le président américain avait annoncé des droits de douane « réciproques » exorbitants contre la plupart des pays du monde.
Le chef de la Maison blanche avait alors été contraint de reculer en annonçant une suspension de l’essentiel de ces surtaxes pendant une période de 90 jours, afin de laisser place à la négociation, ce qui a permis à Wall Street d’effacer ses pertes, même si peu de discussions ont abouti jusqu’à présent.
(Akash Sriram, avec Brendan O’Brien et Jan Strupczewski, version française Nicolas Delame, Sophie Louet et Jean-Stéphane Brosse, édité par Blandine Hénault)
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