Semi-conducteurs: Le bénéfice de TSMC bondit mais la prudence reste de mise
par Ben Blanchard et Sarah Wu
TAIPEI (Reuters) – Le bénéfice trimestriel du fabricant taïwanais de puces Taiwan Semiconductor Manufacturing (TSMC) a bondi de 80% grâce aux fortes ventes des composants utilisés dans les centres de données et les voitures, mais la société a réduit son budget d’investissement annuel d’au moins 10% et se montre prudente quant à un refroidissement de la demande.
TSMC, qui fournit des puces électroniques pour des clients tels qu’Apple, a été pour l’instant protégé du ralentissement signalé par les autres fabricants, notamment AMD et Micron Technology.
L’industrie des semi-conducteurs est en effet confrontée à une baisse de la demande, notamment liée à un déclin des marchés des ordinateurs et des téléphones portables car les entreprises et ménages réduisent leur dépenses.
TSMC n’échappe toutefois pas complètement à ces difficultés : la société a indiqué jeudi prévoir une hausse de ses coûts l’année prochaine et a réduit ses dépenses d’investissement pour 2022 à environ 36 milliards de dollars.
Pour le quatrième trimestre, elle prévoit une hausse de 29% de son chiffre d’affaires, qui devrait se situer entre 19,9 et 20,7 milliards de dollars, contre 15,74 milliards de dollars un an plus tôt.
TSMC a déclaré que ses activités dans le domaine des centres de données et de l’automobile restaient stables pour le moment, et que dans l’ensemble son activité serait plus résiliente que celle du reste de l’industrie.
Le bénéfice net du troisième trimestre, clos en septembre, est ressorti à 280,9 milliards de dollars taïwanais, alors que les analystes interrogés par Refinitiv tablaient sur 265,64 milliards de dollars taïwanais.
Le chiffre d’affaires du trimestre a lui grimpé de 36% pour atteindre 20,23 milliards de dollars, alors que les estimations de TSMC le situaient entre 19,8 et 20,6 milliards de dollars.
(Reportage de Ben Blanchard et Sarah Wu ; version française Valentine Baldassari, édité par Kate Entringer)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



