Rémy Cointreau grimpe en Bourse, renoue avec la croissance au T3 grace aux USA
PARIS, 29 janvier (Reuters) – Rémy Cointreau grimpe en Bourse jeudi après avoir renoué avec la croissance des ventes durant le troisième trimestre de son exercice 2025-2026, dépassant les attentes avec l’amélioration de l’activité aux États-Unis, un marché clef, tout en confirmant ses objectifs financiers.
Le fabriquant du cognac Rémy Martin et de la liqueur Cointreau a enregistré une hausse de 2,8% de ses ventes en organique, à 245,8 millions d’euros au troisième trimestre, alors que les analystes attendaient +1,7% dans un consensus compilé par le groupe.
Le ventes de cognac, qui constituent l’essentiel du chiffre d’affaires de Rémy Cointreau, ont grimpé de 3,2% sur le trimestre à 150,2 millions d’euros, contre une hausse de 1,4% attendue par les analystes.
Cette performance a permis de compenser la faiblesse en Chine, où, outre des conditions toujours difficiles pour la demande de spiritueux haut de gamme, l’activité a été affectée par un effet de calendrier négatif lié au retard du Nouvel An chinois.
L’ensemble du secteur des spiritueux a souffert du recul des ventes observé après la pandémie de Covid-19, récemment aggravé par les droits de douane sur les importations de cognac en Chine et sur les produits européens entrant aux États-Unis.
Le groupe réalise environ 70% de ses ventes grâce au cognac, principalement aux États-Unis et en Chine, ce qui l’expose davantage aux droits de douane et aux ralentissements économiques que ses concurrents plus diversifiés, dans un contexte de tensions commerciales transatlantiques croissantes.
Rémy Cointreau, qui avait annoncé en novembre s’attendre à une croissance du chiffre d’affaires entre 0% et +4% et une baisse du ROC comprise entre -11 et -15%, a confirmé ses perspectives.
Le groupe prévoit de continuer à investir en Chine et aux États-Unis pour soutenir sa reprise et s’attend également à un recul organique de son résultat opérationnel courant (ROC) annuel compris entre 10% et 16% (« low double-digit » et « mid-teens »).
À Paris, vers 08h45 GMT, le titre prenait 7,8% à 42,32 euros, celui de son concurrent Pernod Ricard emportant 3,7% dans son sillage.
Les analystes sont cependant restés prudents sur les résultats du groupe, soulignant la faible performance de concurrents tels que LVMH et une base de comparaison facile après de fortes baisses l’année dernière.
Dans une note, JP Morgan estime qu’il subsiste un risque de baisse des bénéfices pour l’exercice 2026, en raison des diminutions de stocks, et pour l’exercice 2027, en raison de pressions potentielles sur les prix.
Selon Midcap, la guidance annuelle semble atteignable en bas de fourchette, grâce à une base de comparaison très favorable au T4 et à un effet de calendrier positif lié au Nouvel An chinois.
En revanche, le courtier estime peu probable que rémy atteigne le haut de fourchette paraît au vu des tendances actuelles. Le ROC devrait rester sous pression, en raison des investissements marketing soutenus et d’un effet de change significatif, précise Midcap.
(Rédigé par Elena Smirnova, avec Dominique Vidalon, Emma Rumney et Olivier Cherfan, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

