Orano saisit la justice pour la détention de son directeur au Niger
(Reuters) – Orano a décidé de saisir le procureur de la République du Niger pour arrestation arbitraire, détention illégale et confiscation injustifiée de matériels propriété des sociétés nigériennes, après les perquisitions de ses bureaux la semaine dernière par les forces de sécurité du pays africain, a annoncé mardi le groupe français dans un communiqué.
Cette décision intervient en réponse à l’irruption de forces de sécurité nigériennes le 5 mai dernier dans les bureaux des filiales Somair, Cominak et Orano Mining Niger à Niamey, à l’issue de laquelle le directeur de cette dernière « aurait été conduit à la Direction générale de la documentation et de la sécurité extérieure (DGDSE) », précise le groupe.
« Orano s’indigne d’une telle intervention dont ni le cadre légal ni les motifs n’ont été établis, et a décidé par conséquent de saisir le procureur de la République du Niger pour arrestation arbitraire, détention illégale et confiscation injustifiée de matériels propriété des sociétés nigériennes, filiales d’Orano et de l’État du Niger », dit-il dans un communiqué.
Le groupe précise qu’aucune communication n’a pu être établie avec le directeur d’Orano Mining Niger depuis son arrestation, que l’entreprise qualifie d' »arbitraire et extra-judicaire », et que la police empêche l’accès aux locaux des filiales à Niamey.
Une source avait dit à Reuters la semaine dernière que le directeur d’Orano au Niger, Ibrahim Courmo, avait été arrêté au cours de cette opération.
Du matériel informatique ainsi que les téléphones portables de l’ensemble du personnel ont été saisis, et les directeurs généraux des filiales ont été entendus et interrogés sur place, a ajouté le groupe.
Le spécialiste du combustible nucléaire, dont l’Etat français détient 90% du capital, a perdu l’an dernier le contrôle opérationnel de sa filiale chargée d’exploiter la seule mine d’uranium du Niger, où une junte militaire a pris le pouvoir lors d’un coup d’Etat en juillet 2023.
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Augustin Turpin)
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