Nissan ne s’attend pas à un accord avec Renault sur l’alliance avant la fin de l’année
par Gilles Guillaume, David Dolan et Maki Shiraki
TOKYO/PARIS (Reuters) – Le constructeur japonais Nissan ne s’attend pas à trouver d’ici la fin de l’année un accord avec son principal actionnaire Renault sur une restructuration de leur alliance, certains membres de son conseil d’administration prônant la prudence dans les négociations, ont indiqué à Reuters des sources au fait du dossier.
Les deux constructeurs automobiles sont en discussions sur une réorganisation de leur partenariat vieux de vingt ans et sur une participation de Nissan dans la future entité électrique de Renault, dénommée « Ampère ».
Les discussions entre les deux groupes, qui durent depuis deux mois, devraient désormais se poursuivre l’an prochain, ont indiqué quatre sources qui ont requis l’anonymat.
D’après deux de ces sources, des administrateurs de Nissan ont exprimé le souhait que les discussions avancent avec prudence et ont fait part de leurs inquiétudes sur le partage de droits de propriété intellectuelle.
Au sein du conseil d’administration de Nissan, certains se sont opposés à l’idée qu’un accord soit trouvé avant la fin de l’année, a fait savoir une source.
Des administrateurs ont indiqué que boucler les négociations dans la précipitation sans répondre aux inquiétudes, notamment sur le partage de technologies, ne permettrait pas de poursuivre les efforts visant à améliorer la gouvernance après l’éviction de l’ancien président Carlos Ghosn, a ajouté la source.
D’après une autre source, le puissant ministère japonais de l’Economie et du Commerce (METI) ne souhaite pas non plus qu’un accord soit conclu trop rapidement.
Nissan, Renault et le ministère français de l’Economie n’ont pas souhaité commenter ces informations, tandis que le METI n’a pas répondu dans l’immédiat à des demandes de commentaires.
Nissan souhaite un rééquilibrage de la structure actuelle de l’alliance, héritée du sauvetage du groupe japonais par le constructeur français, passant par la vente d’une partie des 43% que Renault détient dans Nissan pour ramener cette participation au même niveau que les 15% détenus par le groupe japonais dans son partenaire français.
La prédominance française au sein de l’alliance est depuis longtemps un sujet de dissension au Japon et de nombreux dirigeants du groupe japonais considèrent les relations entre les deux constructeurs comme déséquilibrées.
Fin octobre, des sources avaient indiqué que les discussions butaient sur la question du partage des technologies.
Reuters avait rapporté début décembre que les deux constructeurs renonceraient à annoncer un accord le 7 décembre comme initialement prévu, faute d’être parvenus à surmonter leurs différends.
Malgré ce report, une annonce semblait jusqu’ici encore possible avant fin décembre, ce qui semble désormais compromis.
(Reportage Maki Shiraki, Gilles Guillaume et David Dolan, version française Matthieu Protard, édité par Blandine Hénault)
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