Net rebond à Wall Street après la pause de Trump sur les droits de douane
par Sinéad Carew et Shashwat Chauhan
(Reuters) – La Bourse de New York a fini en nette hausse mercredi après que le président américain Donald Trump a annoncé une pause de 90 jours sur les droits de douane visant les importations de nombreux pays, à l’exception de la Chine, provoquant un soulagement chez des investisseurs préoccupés par l’impact économique de la politique commerciale de Washington.
L’indice Dow Jones a gagné 7,87%, ou 2.962,86 points, à 40.608,45 points.
Le S&P-500, plus large, a pris 474,13 points, soit 9,52%, à 5.456,90 points.
Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 1.857,06 points (12,16%) à 17.124,97 points.
Il s’agit pour le S&P-500 d’un pourcentage de hausse sur une séance inédit depuis 2008, tandis que le Nasdaq n’avait lui pas connu une telle progression depuis janvier 2021.
Reste que les trois principaux indices de Wall Street ont terminé sous leurs niveaux du 2 avril, soit le jour où Donald Trump a annoncé des taxes dites « réciproques » de 11% à 50% sur des dizaines de pays, dont les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis.
Le revirement du président américain est intervenu quelques heures à peine après l’entrée en vigueur mercredi à 04h01 GMT de ces vastes droits de douane.
Durant cette pause, des droits de douane de 10% – soit le taux « plancher » – sont maintenus sur toutes les importations aux Etats-Unis, a précisé la Maison blanche, hormis celles en provenance de Chine, dont les produits vont au contraire être visés, avec effet immédiat, par des taxes supplémentaires, portées à 125%.
Donald Trump reproche à Pékin de n’être pas revenu en arrière sur les mesures de rétorsion annoncées contre les produits américains. La Chine a exprimé plus tôt sa volonté de lutter contre le « chantage » des Etats-Unis en imposant des droits de douane de 84% sur leurs produits à compter de jeudi.
Si l’annonce à la mi-journée de Donald Trump n’a pas levé les incertitudes sur la politique commerciale à long-terme de Washington, les traders en ont profité pour effectuer des achats à bas prix, après quatre journées consécutives de net repli sur les marchés financiers.
« Depuis quelques jours, les marchés cherchaient une raison de remonter. Ils ne peuvent pas supporter des conditions extrêmes pendant une période trop longue sans que cela ne les éprouve », a commenté Carol Schleif, stratégiste en chef de BMO Private Wealth, à Minneapolis.
« La suspension de 90 jours offre effectivement une bulle d’oxygène pour permettre aux négociations de se dérouler, et les valeurs de marché ont clairement été réinitialisées », a-t-elle ajouté.
« Toutefois, l’incertitude pour les entreprises demeurent ».
Après l’annonce de la Maison blanche, Goldman Sachs a dit supprimer sa prévision de récession, revenant à l’estimation préalable d’une croissance économique en 2025.
Notant que le rebond à Wall Street mercredi après-midi faisait sens après de tels niveaux de survente, Kevin Gordon, stratégiste senior chez Charles Schwab, a toutefois prévenu qu’il était inopportun d’avoir de quelconques certitudes à l’heure actuelle.
« Il nous faut patienter pour savoir quelle sera la politique au bout du compte, mais malheureusement elle change quasiment quotidiennement », a-t-il dit.
« Mettez-vous à la place d’une entreprise qui veut planifier des dépenses en capital ou des recrutements dans cet environnement. Si les règles changent constamment, ce n’est pas un environnement sain pour les entreprises », a-t-il ajouté. Le revirement de Donald Trump survient alors que va s’ouvrir la saison des résultats trimestriels, qui devrait éclairer sur la santé des entreprises américaines dans un contexte de craintes sur la croissance à cause des droits de douane.
Plusieurs grandes banques américaines, dont JPMorgan Chase, publieront leurs résultats vendredi.
L’indice de volatilité de CBOE, considéré comme l’indicateur du niveau de peur à Wall Street, a nettement reculé mercredi après-midi, finissant à 33,62 points alors qu’il avait atteint 57,96 plus tôt dans la séance.
Tous les secteurs majeurs du S&P-500 ont progressé, à l’image des technologies, qui ont boni de 14,15% dans le sillage de Nvidia et Apple.
En marge de l’effervescence suscitée par l’annonce de Donald Trump, la Réserve fédérale américaine (Fed) a publié le compte-rendu de sa réunion de politique monétaire du mois dernier. D’après ces « minutes », les responsables de l’institution ont été quasi-unanimes dans leurs craintes d’une hausse de l’inflation et d’un ralentissement économique simultané.
Un rapport prévu jeudi sur les prix à la consommation aux Etats-Unis devrait donner des éléments sur la trajectoire de l’inflation.
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(Rédigé par Jean Terzian)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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