M&S renoue avec un dividende, le redressement commence à porter ses fruits
Le détaillant britannique de vêtements et de produits alimentaires Marks & Spencer (M&S) a déclaré mercredi que sa stratégie de redressement montrait des signes de réussite, ce qui lui a permis de rétablir son dividende et de prévoir une croissance « modeste » de son chiffre d’affaires cette année.
Après des décennies de tentatives de redressement infructueuses, M&S, sous la direction de Stuart Machin, cherche à construire une entreprise plus résistante en mettant l’accent sur la qualité et la valeur de ses vêtements et de ses produits alimentaires.
L’entreprise, vieille de 139 ans et l’un des plus grands noms du commerce britannique, a annoncé mercredi une baisse moins importante que prévu, de 7,8%, de son bénéfice pour l’exercice 2022-2023.
Elle a ajouté avoir bien commencé son nouvel exercice financier, avec une augmentation des ventes des divisions alimentation, habillement et maison.
« Alors que les perspectives économiques pour les dépenses de consommation sont incertaines, que l’inflation des coûts reste élevée et que les conditions du marché devraient devenir plus difficiles, la stratégie commence à produire de meilleures performances et il reste beaucoup de choses sous le contrôle du groupe », a déclaré M&S.
A la Bourse de Londres, l’action M&S grimpait de près de 10% dans la matinée, plus forte progression de l’indice Stoxx 600 en repli de plus de 1% au même moment.
M&S, qui n’a pas versé de dividende à ses actionnaires depuis l’exercice 2019-2020, a dit prévoir de restaurer un coupon modeste, avec le versement d’un dividende intérimaire à l’occasion des résultats qui seront annoncés en novembre.
Pour l’exercice clos au 1er avril, M&S a atteint un bénéfice avant impôts et éléments d’ajustement de 482 millions de livres (544 millions d’euros), supérieur à la prévision moyenne des analystes de 436 millions de livres, mais inférieur aux 523 millions de livres affichés en 2021/22.
(Reportage James Davey ; version française Nathan Vifflin, édité par Kate Entringer et Blandine Hénault)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


