LVMH et Kering montent, HSBC voit « la lumière au bout du tunnel » pour le luxe
(Reuters) -Les actions Kering et LVMH grimpent mardi à la Bourse de Paris, alors que HSBC a relevé sa recommandation de « conserver » à « acheter » sur les deux valeurs, l’intermédiaire disant voir « la lumière au bout du tunnel » pour le secteur du luxe.
Vers 08h57 GMT mardi, le titre Kering progresse de 3,67% à 238,2 euros, contre une hausse de 0,1% pour le CAC 40 au même moment. Le titre de LVMH prend 3,6% à 522 euros.
« Après une période difficile, nous pensons qu’il est temps d’être plus optimistes quant au secteur du luxe », écrivent les analystes de HSBC dans une note. « Nous anticipons une légère reprise des ventes au second semestre 2025 et un retour à une croissance rentable et satisfaisante en 2026 ».
Selon les analystes, « si que les consommateurs américains resteront confrontés à des obstacles à court terme au quatrième trimestre, nous pensons que les consommateurs chinois vont devenir plus engagés ».
« Les deux devraient contribuer à une meilleure croissance l’an prochain », ajoutent-ils.
Pour LVMH, HSBC mise sur un rebond de Dior et sur une meilleure maîtrise des coûts. « Le groupe dispose de nombreuses opportunités pour simplifier sa structure et améliorer ses marges à long terme », pointent les analystes.
Pour Kering, l’arrivée de Luca de Meo à la tête du groupe est perçue avec optimisme.
« Notre expérience nous montre que les directeurs généraux externes nouvellement nommés bénéficient généralement d’un sursis durant les trois à quatre premiers trimestres de leur mandat », écrivent les analystes de HSBC.
« Nous pensons que les changements probables introduits vont réduire le risque sur les actions Kering », poursuivent-ils.
En revanche, HSBC a abaissé sa recommandation sur Hermès à « conserver », estimant que la croissance des ventes devrait ralentir.
« Nous considérons Hermès comme une entreprise bien meilleure que le reste de notre couverture, mais nous ne voyons pas ses ventes accélérer beaucoup au second semestre », écrivent les analystes.
(Rédigé par Elena Smirnova, édité par Blandine Hénault)
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