L’Europe ouvre dans le rouge après un déluge de résultats, Airbus souffre
19 février (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont dans le rouge jeudi en début de séance, les investisseurs dirigeant une longue série de résultats d’entreprises du continent, tout en restant attentifs aux tensions géopolitiques.
À Paris, le CAC 40 perd 0,34% à 8.400,74 points. À Francfort, le Dax recule de 0,39% et à Londres, le FTSE 100 cède 0,28%.
L’indice EuroStoxx 50 est en baisse de 0,35%, le FTSEurofirst 300 abandonne 0,14% et le Stoxx 600 perd 0,12%.
Les investisseurs ont du pain sur la planche ce matin avec les résultats d’entreprises de premier plan, comme le constructeur aéronautique européen Airbus, qui recule de 5,4%, lanterne rouge du CAC 40 parisien, après avoir revu à la baisse son principal objectif de production en raison d’une pénurie de moteurs de l’un de ses principaux fournisseurs, Pratt & Whitney.
Eramet plonge de 20% après avoir publié mercredi d’un bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (Ebitda) ajusté en baisse de 54% en 2025.
Air-France KLM, qui a fait état de résultats supérieurs aux attentes et d’un bénéfice d’exploitation record en 2025, s’envole de plus de 11%.
Ailleurs en Europe, les chiffres de Nestlé sont accueillis, avec un gain de près de 4% dans les premiers échanges, le géant suisse de l’alimentation ayant annoncé des ventes supérieures aux prévisions pour le quatrième trimestre.
Le sentiment est par ailleurs à la prudence en raison des légers progrès réalisés lors des négociations entre Washington et Téhéran à Genève et que les pourparlers visant à mettre fin à la guerre en Ukraine n’ont pas non plus abouti à des résultats tangibles à quelques jours seulement du quatrième anniversaire du début du conflit.
Les investisseurs analysent également les perspectives sur la politique monétaire américaine, les « minutes » de la dernière réunion de la Fed montrant que la banque centrale ne semble pas pressée de reprendre ses baisses de taux alors que l’inflation reste élevée.
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Augustin Turpin)
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