L’Europe finit sur de faibles variations après Powell
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé mardi sur de faibles variations et Wall Street était pratiquement stable à mi-séance après un discours de Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), jugé rassurant sur l’inflation.
À Paris, le CAC 40 a fini sur un gain de 0,20% à 8.225,8 points, proche de son record. Le Footsie britannique a avancé de 0,16%. Le Dax allemand a en revanche cédé 0,1%, pénalisé par les valeurs de la consommation dite non essentielle.
L’indice EuroStoxx 50 a progressé de 0,03% et le FTSEurofirst 300 de 0,10%. Le Stoxx 600 a pris 0,15%, inscrivant un nouveau plus haut à 521,86 points, grâce notamment au secteur bancaire (+0,86%) et celui de l’automobile (+1,31%). Le président américain Joe Biden a annoncé de nouvelles mesures portant sur un relèvement de droits de douanes sur des importations chinoises, dont les véhicules électriques.
Côté politique monétaire, s’exprimant lors d’un événement bancaire à Amsterdam, Jerome Powell a déclaré mardi s’attendre à ce que l’inflation continue de se modérer cette année, comme ce fut le cas en 2023, même si son degré de confiance est moins élevé qu’auparavant. Il a cependant ajouté qu’il était peu probable que la Fed augmente à nouveau ses taux d’intérêt, réitérant que la banque centrale ferait preuve de « patience » en permettant à la politique actuelle de déployer tout son impact.
Avant cela, la publication des prix à la production (PPI), dont les chiffres d’un mois sur l’autre ont rebondi de 0,5% en avril, au-dessus du consensus Reuters, avait réveillé les craintes d’une résurgence de l’inflation. Jerome Powell a estimé que cette statistique était davantage « mitigée » que traduisant une « surchauffe ».
Le président de la banque centrale néerlandaise, Klaas Knot, qui participait au même événement à Amsterdam, a pour sa part estimé que le reflux de l’inflation en zone euro, ouvrait la voie à des baisses de taux.
En attendant la publication vendredi des chiffres de l’inflation pour l’ensemble de la zone euro, le ralentissement des prix en Allemagne, première économie du bloc, a été confirmée ce mardi à 2,4% sur un an en avril.
VALEURS EN EUROPE
Veolia a publié mardi des résultats en nette hausse au premier trimestre, tirés notamment par les technologies de l’eau et son plan d’efficacité. Le groupe a également confirmé ses objectifs annuels, ce qui a permis au titre de finir sur un gain de 2,13%.
Delivery Hero s’est envolé de 26,34% à la faveur d’un accord de 1,2 milliard de dollars avec Uber
Rheinmetall a cédé 2,72%, le fabricant allemand d’armes ayant raté le consensus sur les ventes et le bénéfice au premier trimestre.
Alcon a bondi de 7,53%, la marge du groupe suisse d’ophtalmologie ayant dépassé les attentes au premier trimestre,
Le fabricant d’appareils auditifs Sonova Holding s’est adjugé 6,76%, porté par une prévision d’accélération de sa croissance pour cette année.
A WALL STREET
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones recule de 0,02%, tandis que le Standard & Poor’s 500 avance de 0,05% et le Nasdaq de 0,28% après les chiffres mensuels des prix à la production alors que le marché attend désormais ceux des prix à la consommation, prévus mercredi.
Aux valeurs, Home Depot cède 1,05% après avoir fait état mardi d’une baisse plus importante que prévu de ses ventes trimestrielles, tandis qu’Alibaba abandonne 7,18% après un plongeon de 86% de son bénéfice trimestriel.
Gamestop (+69,03%) et d’autres « meme stocks » poursuivent leur rallye boursier dans le sillage de la réapparition sur les réseaux sociaux de « Roaring Kitty », un personnage emblématique.
LES INDICATEURS DU JOUR
Le moral des investisseurs en Allemagne s’est amélioré plus que prévu depuis le début du mois de mai, montre l’enquête mensuelle publiée mardi par l’institut d’études économiques ZEW.
TAUX
Les rendement souverains en Europe et aux Etats-Unis ont peu varié mardi, le Treasuries à dix ans s’affiche stable à 4,4708%, tandis que le Bund allemand de même échéance a fini sur un gain d’environ trois points, à 2,547%.
CHANGES
Le dollar recule légèrement, de 0,14%, face à un panier de devises de référence.
L’euro, qui a gagné 1% par rapport au dollar depuis le début du mois, avance mardi de 0,25%, à 1,0815 dollar.
La livre sterling avance de 0,22% à 1,2585 dollar. La monnaie britannique est volatile alors que Huw Pill, le chef économiste de la Banque d’Angleterre (BoE), a laissé entendre que la banque centrale pourrait envisager de réduire ses taux d’intérêt au cours de l’été, malgré la hausse des salaires en Grande-Bretagne sur les trois mois à fin mars. D’autres données suggèrent toutefois que le marché du travail perd une partie de sa dynamique inflationniste.
PÉTROLE
Les cours pétroliers baissent, des données américaines suggérant une persistance des pressions inflationnistes, tandis que l’Opep a maintenu ses prévisions de demande pour l’année.
Le Brent perd 1,32% à 82,26 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 1,54% à 77,90 dollars.
A SUIVRE MERCREDI :
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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