L’Europe finit en légère hausse, semaine tumultueuse pour la dette souveraine
par Diana Mandia
25 septembre (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en légère hausse vendredi, les investisseurs faisant preuve de prudence face aux craintes inflationnistes qui entraînent une remontée des rendements obligataires à l’échelle mondiale.
À Paris, le CAC 40 a fini presque stable (-0,04%) à 8.077,80 points. À Francfort, le Dax a pris 0,51% et à Londres, le FTSE 100 a gagné 0,14%.
L’indice EuroStoxx 50 a terminé sur un gain de 0,45%, le FTSEurofirst 300 s’est octroyé 0,34% et le Stoxx 600 a pris 0,33%.
Sur la semaine, le CAC 40 grappille 0,16% et le Stoxx 600 gagne 0,48%.
Si la baisse des cours du pétrole a permis aux marchés d’actions de souffler pendant une grande partie de la séance, le pétrole se maintient à des niveaux élevés et affiche déjà une hausse de 17% depuis le début du mois, les Houthis ouvrant en mer Rouge un nouveau front dans la guerre qui oppose les États-Unis à l’Iran et qui a bouleversé le transport de brut via dans le détroit stratégique d’Ormuz.
Les négociateurs américains et iraniens étudient, selon des sources, une sortie progressive du conflit, qui impliquerait que Téhéran rouvre Ormuz et que Washington lève son blocus économique contre Téhéran, une perspective qui alimente les espoirs des marchés sans pour autant modifier significativement les perspectives concernant un futur resserrement de la politique monétaire de la part des principales banques centrales.
Les rendements obligataires, en particulier les échéances à plus long terme, se situent aux alentours de leurs plus hauts niveaux depuis plusieurs années, ce qui reflète ces paris renforcés sur le relèvement des coûts d’emprunt, mais aussi les inquiétudes liées à la détérioration des finances publiques à l’échelle mondiale après des années d’endettement croissant.
« La hausse des coûts d’emprunt a des répercussions de plus en plus importantes tant sur l’investissement des entreprises que sur l’endettement des ménages. Le taux fixe des prêts immobiliers à 30 ans aux États-Unis s’établit désormais à 7,1%, ce qui illustre bien la manière dont la hausse des rendements se répercute sur l’ensemble de l’économie », souligne Jon Butcher, économiste chez Aberdeen Investments.
Une série de données économiques publiées cette semaine, notamment les indices PMI relatifs à l’activité du secteur privé tant aux États-Unis qu’en Europe, montre que l’économie résiste pour l’instant bien à la pression inflationniste, ce qui renforce l’opinion des opérateurs selon laquelle les banques centrales pourront se permettre une politique monétaire plus restrictive.
Le gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE), Andrew Bailey, a dit vendredi que les prix élevés de l’énergie rendraient plus difficile pour la banque centrale de maintenir son statu quo sur les taux, mettant ainsi en évidence le changement de ton en faveur d’une hausse des coûts d’emprunt.
L’emploi américain et les données sur l’inflation aux Etats-Unis et en zone euro, prévus la semaine prochaine, devraient encore influer sur les anticipations de politique monétaire.
VALEURS
À Paris, l’action Airbus a reculé de 1%, l’avionneur européen ayant annoncé la veille avoir identifié un défaut de qualité susceptible d’affecter des centaines de ses appareils à succès de type A321neo.
Ailleurs en Europe, HelloFresh a reculé de plus de 9%, le fournisseur de kits repas ayant revu à la baisse ses prévisions pour l’ensemble de l’année.
Evonik a grimpé de 7% après avoir reçu une proposition non contraignante de la part de de son compatriote allemand BASF concernant une offre publique d’achat portant sur l’ensemble des actions de la société, une initiative qui pourrait contribuer à consolider le secteur européen de la chimie.
Au niveau sectoriel, les banques du Stoxx 600 ont pris 1,19%, avec Société générale terminant sur un gain de 3,4%.
A WALL STREET
A l’heure de la clôture en Europe, le Dow Jones gagne 0,39%, le Standard & Poor’s 500 0,20% et le Nasdaq Composite 0,23%, l’optimisme lié à l’intelligence artificielle (IA) l’emportant sur les craintes inflationnistes.
Microsoft, qui a dévoilé vendredi plusieurs nouvelles fonctionnalités de son application Copilot, notamment un outil de programmation et un agent IA disponible en permanence, avance de 3%.
LES INDICATEURS DU JOUR
La croissance des prêts aux entreprises dans la zone euro a ralenti en août, montrent les données publiées vendredi par la Banque centrale européenne (BCE).
En Allemagne, le moral des consommateurs allemands devrait se dégrader plus que prévu à l’approche du mois d’octobre, selon une enquête de l’institut GfK et le Nuremberg Institute for Market Decisions (NIM).
Aux Etats-Unis, la confiance des consommateurs a pour sa part atteint en septembre son plus bas niveau depuis quatre mois, plombée par l’érosion du pouvoir d’achat des ménages due à la hausse de l’inflation.
TAUX
Aux Etats-Unis le rendement des Treasuries à dix ans gagne près de 5 points de base pour s’établir à 5,2107%, très proche de son pic de 19 ans atteint cette semaine. Le deux ans recule légèrement à 4,8889%.
Dans la zone euro, le rendement du Bund allemand à dix ans a terminé sur un gain de 1,3 point de base à 3,6236%, à son plus haut depuis juin 2009. Le deux ans a en revanche terminé la séance presque stable, à 3,2856%.
Les marchés tablent sur un taux de dépôt de la Banque centrale européenne (BCE) à 2,86% d’ici décembre, contre 2,50% actuellement, ce qui implique une hausse de taux d’un quart de point et une probabilité de près de 50% d’un deuxième relèvement. Le taux d’intérêt de référence devrait remonter jusqu’à 3,46% d’ici fin 2027, toujours selon les opérateurs.
En France, le rendement de l’OAT à dix ans a pris 1,1 point de base à 4,7251%, tandis que le « spread », ou l’écart entre les rendements des obligations d’État françaises et allemandes à 10 ans, évolue autour des 109 pdb après avoir atteint jeudi les 114,06 points de base, son plus haut niveau depuis juin 2012.
CHANGES
Le dollar cède 0,22% face à un panier de devises de référence, tout en s’apprêtant à enregistrer sa deuxième semaine consécutive de hausse, dans un contexte de paris croissants sur une hausse des taux d’intérêt de la Fed.
Le yen s’apprécie par ailleurs de 0,9% à 157,35 pour un dollar après que la ministre japonaise des Finances a déclaré que le président américain avait fait part de ses inquiétudes concernant la faiblesse de la devise nippone lors d’une rencontre avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi qui s’est tenue jeudi à New York.
L’euro gagne pour sa part 0,09% à 1,1389 dollar.
PÉTROLE
Le Brent cède 0,44% à 106,13 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) abandonne 0,7% à 93,95 dollars.
A SUIVRE LE 28 SEPTEMBRE:
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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