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L’Europe finit en légère baisse, Ormuz pèse à nouveau

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par Diana Mandia

13 avril (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en baisse lundi, affectées par l’incertitude que le blocus américain des ports iraniens fait peser sur les perspectives d’une fin de la guerre au Moyen-Orient et sur la durée de la crise énergétique.

À Paris, le CAC 40 a perdu 0,29% à 8.235,98 points. À Francfort, le Dax a reculé de 0,23% et à Londres, le FTSE 100 a abandonné 0,17%.

L’indice EuroStoxx 50 a perdu 0,37%, et le FTSEurofirst 300 et le Stoxx 600 ont tous deux fini sur des baisses de 0,17%.

Le blocus des ports iraniens décidé par les Etats-Unis est entré en vigueur lundi, en représailles à l’échec de négociations entre Téhéran et Washington ​au cours du week-end, faisant remonter ‌les prix du pétrole nL6N40W08A au-delà de la barre des 100 dollars le baril et assombrissant la reprise boursière amorcée ​par l’annonce d’un cessez-le-feu la semaine dernière.

« Si un ⁠navire iranien s’approche ne serait-ce qu’un peu de notre blocus, il sera immédiatement détruit », a écrit le président américain Donald Trump sur Truth Social peu ‌après l’entrée en vigueur de cette mesure, qui s’applique ‌à tous les ports iraniens et qui pourrait resserrer nL6N40W0EV encore davantage l’offre mondiale de brut.

La recrudescence des tensions, qui met en évidence la difficulté de parvenir à un règlement rapide du conflit — comme le souhaitaient les investisseurs —, a de nouveau freiné l’appétit pour le risque et, par conséquent, pour les actions, renforçant une fois de plus l’attrait du dollar en tant que valeur refuge.

Les turbulences n’ont toutefois pas ​été aussi marquées qu’à d’autres occasions où les revirements de la Maison blanche ont fait trembler les marchés depuis le début de la guerre, fin février.

« La réaction des marchés aujourd’hui est intéressante, car tout est légèrement en baisse, les rendements sont un peu plus élevés, mais on n’assiste pas à un effondrement comme celui que nous avons connu il y a quelques semaines », souligne Lauren van Biljon, gestionnaire de portefeuille chez Allspring Global Investments.

« Je me demande si cela ne nous indique pas simplement que les marchés ont peut-être été assez réalistes quant aux négociations du week-end. Il était peu probable que nous parvenions à un accord global dès ce premier cycle de négociations, et de toute évidence, cela n’a pas été le cas », ⁠dit-il.

Les responsables de la politique monétaire continuent de surveiller le moindre signe d’un éventuel retour de l’inflation.

Luis De Guindos, vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), a déclaré que l’impact du conflit dépendrait avant tout de sa durée et que ⁠Francfort devait être surtout attentif aux effets dits de second tour.

PÉTROLE

Le regain des tensions fait repartir à la hausse les prix du pétrole, le Brent gagnant 7,18% à 102,04 dollars le baril après avoir reflué jusqu’à près de 90 dollars la semaine dernière, grâce à l’annonce de la trêve entre Washington et Téhéran.

Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) gagne pour sa part 6,76% à 103,10 dollars.

L’Opep a par ailleurs revu à la baisse de 500.000 barils par jour ses prévisions concernant la demande mondiale de pétrole pour le deuxième trimestre, invoquant l’impact de la guerre au Moyen-Orient, montre le rapport mensuel nL6N40W0QW publié par l’organisation des pays exportateurs sur son site internet.

Les prix du ⁠gaz grimpent ‌également lundi, le contrat à terme néerlandais sur le hub TTF, référence pour l’Europe, avançant de plus de 5% à 46,09 euros par mégawattheure (MWh).

VALEURS

Le regain de tensions au Moyen-Orient ⁠a de nouveau pénalisé le secteur du tourisme et du voyage (-0,9%) tandis que celui du pétrole et gaz a profité (+0,76%) de la remontée des cours du pétrole ​brut.

Le luxe a reculé de 0,56% ​dans un contexte peu porteur pour le secteur en raison de la guerre au Moyen-Orient.

Kering a terminé sur une baisse de 1,59%, après avoir réduit les pertes enregistrées en début de séance en raison d’un abaissement de la ​recommandation de Morgan Stanley.

LVMH, a publié ses ventes trimestrielles après la clôture, a fini sur un recul de 0,3%.

A Londres, Wise a progressé de 6,48%, la fintech britannique ayant annoncé que le volume de ses transactions transfrontalières avait augmenté de 26% au quatrième trimestre.

A WALL STREET

A l’heure de la clôture en ‌Europe, les indices de la Bourse de New York ​évoluent de manière disparate dans un contexte d’incertitude.

Le Dow Jones recule de 0,60%, le Standard & Poor’s 500 grappille 0,04% et le Nasdaq Composite prend 0,29%.

Goldman Sachs recule de 3% après la publication de ses résultats trimestriels.

TAUX

Les rendements des ​obligations souveraines de la zone euro ont légèrement progressé lundi, la hausse des prix du pétrole attisant les craintes inflationnistes et avec elles les anticipations de hausses des taux d’intérêt par la Banque centrale européenne (BCE).

Le rendement du Bund allemand à dix ans a pris 4,3 points de base à 3,0916%, tandis que celui de l’obligation à deux ans, le plus sensible aux paris sur les taux, a gagné près de 6 points de base à 2,6433%.

Les marchés monétaires tablent sur un taux de la facilité de dépôt de la BCE à 2,68% d’ici la fin de l’année, ce qui implique deux hausses et une probabilité de 70% d’une troisième.

Le marché obligataire est plus calme aux Etats-Unis.

Le rendement des Treasuries à dix ans gagne 1,2 point de base à 4,3290%. Le deux ans ⁠est en légère hausse à 3,8097%.

CHANGES

Le dollar gagne 0,13% face à un panier de devises de référence, profitant de son statut d’actif refuge.

L’euro perd 0,11% à 1,1706 dollar.

Le forint hongrois a pour sa part bondi après la défaite de Viktor Orban, au pouvoir depuis 16 ans en Hongrie, face au chef de file du parti de centre-droit Tisza, Peter Magyar, avec une majorité ​nL6N40W0V6 qui devrait lui donner carte blanche pour renforcer l’État de droit et potentiellement débloquer des milliards d’euros de fonds européens ​gelés.

A SUIVRE LE 14 AVRIL :

(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)

(Rédigé par Diana Mandiá)

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