L’Europe finit dans le rouge, les droits de douane suscitent la prudence
par Diana Mandia
(Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en légère baisse vendredi, à l’exception de Paris, dans un contexte de prudence sur les droits de douane américains, bien que les gains enregistrés depuis le début de l’année les maintiennent proches de leurs niveaux records.
À Paris, le CAC 40 a gagné 0,18% à 8.178,54 points, aidé notamment par le luxe après les bons résultats d’Hermès. À Francfort, le Dax a reculé de 0,57% et à Londres, le FTSE 100 a cédé 0,37%.
L’indice EuroStoxx 50 a fini en baisse de 0,23%, le FTSEurofirst 300 de 0,22% et le Stoxx 600 de 0,34%.
Sur la semaine, le Stoxx 600 a pris 1,68% et le CAC 40 2,58%.
Les marchés d’actions en Europe ont opté vendredi pour la prudence lors d’une séance hésitante, les investisseurs attendant d’en savoir plus sur les implications des droits de douane « réciproques » exigés jeudi par le président américain, qui n’a toutefois pas annoncé encore de mise en oeuvre concrète.
« Bien que les marchés financiers mondiaux puissent être enclins à se réjouir du report de l’imposition immédiate de droits de douane réciproques, il n’est pas clair pour nous que le report reflète nécessairement une moindre probabilité qu’ils soient finalement imposés », ont écrit les analystes de Barclays dans une note.
Les Bourses européennes signent toutefois leur huitième semaine consécutive de hausse et ont surperformé leurs homologues américaines depuis le début de l’année, soutenues par l’espoir d’un accord de paix entre la Russie et l’Ukraine et de droits de douane américains moins sévères que prévu, ainsi que par la perspective de nouvelles baisses des taux d’intérêt par la Banque centrale européenne (BCE) et une série de résultats d’entreprises bien accueillis.
« Il est permis de penser que le principal moteur du rebond annuel est la confiance grandissante – justifiée ou non – dans le fait que le risque tarifaire est davantage un outil de négociation qu’une menace réelle », ont ajouté les analystes de Barclays.
VALEURS
À Paris, Hermès a pris 0,8% après que le groupe de luxe français a fait état d’une hausse de 17,6% de ses ventes au quatrième trimestre, éclipsant ses concurrents dans un contexte difficile pour le reste du secteur.
Les deux autres groupes du luxe de l’indice vedette parisien ont également progressé, Kering gagnant 1,7% et LVMH 0,8%.
Eutelsat a perdu 19% après la publication de ses résultats financiers et l’annonce de plusieurs changements au sein de son administration, dont le départ du président du conseil d’administration.
Lagardère, qui a fait état jeudi d’un résultat opérationnel courant en hausse de 14% en 2024, a gagné 9,5%.
Le secteur des ressources de base a pour sa part avancé de 0,4%, soutenu par la hausse des prix des métaux dans l’espoir que les droits de douane prévus par le président américain Donald Trump n’entreront pas en vigueur immédiatement.
À Milan, Telecom Italia a cedé 7,5% alors que trois sources ont dit à Reuters que le gouvernement italien n’avait pas soutenu les plans du fonds d’investissement privé CVC et de l’opérateur de télécommunications français Iliad pour prendre des participations dans le groupe italien.
A WALL STREET
À l’heure de la clôture en Europe, la Bourse de New York est indécise: le Dow Jones recule de 0,21% et le Standard & Poor’s 500 0,01%, tandis que le Nasdaq Composite grappille 0,07%.
Airbnb grimpe de 14% après que la plateforme de location de courte durée a annoncé une hausse de son chiffre d’affaires trimestriel, aidée par une demande solide de voyages internationaux.
LES INDICATEURS DU JOUR
Sur le front macroéconomique, les investisseurs ont appris vendredi que l’économie de la zone euro avait connu une légère croissance (+0,1%) au dernier trimestre 2024, alors que la première estimation publiée fin janvier par Eurostat faisait état d’une stagnation.
Aux Etats-Unis, les ventes au détail ont baissé plus que prévu en janvier sur un mois, les températures glaciales ayant peut-être découragé les consommateurs, tandis que la production manufacturière américaine a reculé de manière inattendue, en raison d’une forte baisse de la production de véhicules à moteur.
CHANGES
Le dollar perd 0,59% face à un panier de devises de référence en raison du soulagement observé sur les droits de douane américains.
L’espoir d’un accord de paix entre la Russie et l’Ukraine aide l’euro à se redresser, la monnaie européenne avançant de 0,35% à 1,05 dollar.
TAUX
Les rendements obligataires de la zone euro ont peu changé vendredi après la forte baisse de la veille: celui du Bund allemand à dix ans a fini à 2,4240%, presque inchangé. Le deux ans a avancé de 1,6 point de base à 2,1060%.
Aux Etats-Unis, les rendements des Treasuries sont en revanche en baisse alors que le recul plus fort que prévu des ventes au détail américaines devraient maintenir la Réserve fédérale (Fed) sur la voie d’une réduction des taux d’intérêt dans le courant de l’année.
Le rendement des Treasuries à dix ans recule de 6,8 points de base à 4,4568%.
Les opérateurs prévoyaient un assouplissement de 40 points de base en 2025 après la publication des données, contre 33 points de base jeudi soir, selon les calculs de LSEG.
PÉTROLE
Le Brent recule de 0,31% à 74,79 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 0,67% à 70,81 dollars.
A SUIVRE LE 17 FEVRIER:
Les marchés américains seront fermés lundi à l’occasion de l’anniversaire de George Washington.
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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