L’Europe finit dans le rouge, les « techs » résistent
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en baisse mardi, plombées par les compartiments sensibles à l’évolution de la conjoncture, tandis qu’à Wall Street, la tendance était prudente à mi-séance pour deux des trois indices, le Nasdaq étant soutenu par Nvidia.
À Paris, le CAC 40 a fini en repli de 1,29% à 7.209,75 points. Le Dax allemand a cédé 0,27%. Le Footsie britannique a abandonné 1,38% après trois jours de fermeture liée au « Spring Bank Holiday ».
L’indice EuroStoxx 50 a reflué de 0,66% et le FTSEurofirst 300 de 1,01%. Le Stoxx 600, qui est proche d’un sommet de deux mois, a perdu 0,92%.
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones recule de 0,42% mais le Standard & Poor’s 500 avance de 0,10% et le Nasdaq de 0,6% après trois jours de fermeture également pour cause de « Memorial Day ».
Les investisseurs ont pris connaissance dimanche d’un compromis sur la dette américaine entre démocrates et républicains, qui doit encore recevoir l’aval du Congrès d’ici le 5 juin. Ce texte sera examiné ce mardi à 19h00 GMT par la House Rules Committee.
« Le marché évalue prudemment le fait qu’un accord a été conclu », souligne Thomas Hayes, président de Great Hill Capital.
Outre les interrogations sur cet accord, une série d’indicateurs économiques prévus cette semaine aux Etats-Unis et en Europe, portant notamment sur les PMI, l’inflation et surtout le rapport mensuel sur l’emploi américain, favorisent l’attentisme.
A WALL STREET
Nvidia, en hausse de 5,75%, est devenue mardi la première entreprise dans les semi-conducteurs à dépasser le seuil des 1.000 milliards de dollars de capitalisation boursière. Le groupe est porté par l’annonce de plusieurs produits technologiques et de partenariats dans l’intelligence artificielle (IA).
Dans son sillage, Intel prend 2,86%.
VALEURS EN EUROPE
Sur la cote européenne, les compartiments de la consommation (-2,4%), de l’énergie (-2,14%) et des banques (-1,61%) ont accusé parmi les plus fortes baisses, tandis que les segments défensifs comme les « utilities » (+0,76%) et l’immobilier (+0,22%) ont offert un peu de soutien aux indices.
Le compartiment technologique (+0,42%) a été tiré par Nvidia, permettant notamment à Infineon de prendre 1,34% et STMicroelectronics 1,16%.
Unilever a abandonné 2,97% avec l’annonce mardi du départ de son directeur financier Graeme Pitkethly, tandis que Nestlé a cédé 3,32% après la démission de son directeur financier Francois-Xavier Roger.
INDICATEURS DU JOUR
Le sentiment économique en zone euro s’est dégradé à 96,5 ce mois-ci, après 99,3 le mois précédent, tandis que la confiance du consommateur dans le bloc monétaire a été confirmée à -17,4 en mai.
La croissance des prêts aux entreprises dans la zone euro a de nouveau ralenti en avril, à +4,6% sur un an, contre +5,2% le mois précédent.
CHANGES
Le dollar, qui a touché récemment un pic de dix semaines face à un panier de devises de référence, reprend son souffle (-0,06%).
L’euro, tombé la veille à un creux de deux mois, remonte à 1,072 dollar (+0,14%).
La livre sterling s’affiche à 1,2399 dollar (+0,39%).
TAUX
Les rendements des emprunts d’Etat en zone euro ont fléchi après un ralentissement plus marqué que prévu de l’inflation en mai en Espagne (+2,9% sur un an),avant la publication jeudi des données pour l’ensemble du bloc.
Le rendement du Bund allemand à dix ans a fini en repli d’environ sept points de base, à 2,36%, et celui à deux ans a reculé de 7,6 points, à 2,84%.
Aux Etats-Unis, l’espoir d’un accord au Congrès sur le relèvement du plafond de la dette américaine provoque une détente sur les taux: les rendements des Treasuries à dix ans et à deux ans abandonnant respectivement 11,6 points de base, à 3,7038%, et 8,7 points à, 4,4977%.
PÉTROLE
L’incertitude sur les nouveaux quotas de production de l’Opep+ avant la réunion de dimanche pèsent sur les cours pétroliers: le Brent chute de 4,23% à 73,81 dollars le baril et le WTI de 4,11% à 69,68 dollars.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Bertrand Boucey)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



