L’Europe attendue en repli avant la Fed
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues en baisse à l’ouverture mercredi, les investisseurs se préparant aux prochaines annonces de politique monétaire de la banque centrale américaine.
Les contrats à terme suggèrent une ouverture en recul de 0,06% pour le CAC 40 parisien, contre une hausse de 0,03% pour le FTSE à Londres, un déclin de 0,35% pour le Dax à Francfort, et une baisse de 0,24% pour le Stoxx 600.
La Réserve fédérale américaine se réunira à 18h00 GMT pour annoncer sa décision sur les taux.
« Une inflation plus modeste et les inquiétudes concernant la croissance pourraient rendre plus probable une baisse des taux dans le courant de l’année », remarque Klaus Baader, chef économiste de Société Générale CIB.
La banque centrale pourrait néanmoins opter pour le statu quo mercredi.
« L’incertitude et les tarifs douaniers pèsent sur les perspectives de croissance, mais les craintes autour du déclenchement imminent d’une récession sont à ce stade exagérées. Les indications du FOMC devraient refléter l’incertitude et la volonté de réduire les taux de 50 points de base cette année, comme signalé en décembre dernier », ajoute l’économiste.
Les marchés européens intègrent par ailleurs les implications du vote historique, mardi, de la réforme du frein à l’endettement en Allemagne.
Berlin va assouplir les règles budgétaires en matière de dépenses de défense, tandis que la création d’un fonds d’infrastructure de 500 milliards d’euros a également été approuvée par les parlementaires.
Le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain Donald Trump sont convenus mardi d’un cessez-le-feu de 30 jours en Ukraine limité aux infrastructures énergétiques, ce que Kyiv s’est rapidement dite prête à envisager.
La Banque du Japon (BoJ) a par ailleurs laissé mercredi ses taux d’intérêt inchangés, une décision sans surprise.
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini baisse mardi, après deux séances consécutives de hausse, les investisseurs faisant preuve de prudence avant la prochaine décision de la Fed tout en s’inquiétant de l’impact potentiel des politiques de droits de douane de Donald Trump.
L’indice Dow Jones a cédé 0,62%, ou 260,32 points, à 41.581,31 points.
Le Standard & Poor’s 500, plus large, a perdu 1,07%, soit 60,46 points, à 5.614,66 points.
Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 1,71%, soir 304,55 points, à 17.504,117 points.
EN ASIE
La Bourse de Tokyo a terminé en ordre dispersé, profitant d’un yen plus faible et d’une pause dans le relèvement des taux de la BOJ. L’indice Nikkei a perdu 0,25% à 37.751,88 points. Le Topix, plus large, a pris 0,45% à 2.795,96 points.
Aux valeurs, le secteur du transport a affiché la meilleure performance des 33 secteurs de la Bourse de Tokyo, en hausse de 1,36%.
Les marchés chinois ont terminé mitigés sur des prises de profits, les investisseurs ayant salué précédemment les mesures de soutien à la consommation. L’indice hongkongais Hang Seng progresse de 0,05%, le SSE Composite de Shanghai a reculé de 0,1%, le CSI 300 a inscrit une hausse de 0,06%.
TAUX
Les rendements américains varient peu avant la prochaine décision de la Fed sur ses taux, qui devraient demeurer inchangés.
Le rendement du Treasury à dix ans prend 1,2 pb à 4,2926%, tandis que le rendement du titre à deux ans se maintient à 4,048%.
Le rendement du dix ans allemand recule de 2,5 pb à 2,791%, celui du taux à deux ans est stable à 2,18%.
CHANGES
Le yen recule face au dollar après la dernière décision de la BOJ.
En Asie, le yen décline de 0,27% à 149,67 yens pour un dollar, le dollar australien cède 0,3% à 0,6342 dollar.
Le dollar gagne 0,21% face à un panier de devises de référence, l’euro s’érode de 0,36% à 1,0904 dollar, et la livre sterling perd 0,25% à 1,2968 dollar.
PÉTROLE
Le baril recule après que le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain Donald Trump sont convenus mardi d’un cessez-le-feu de 30 jours en Ukraine limité aux infrastructures énergétiques.
Le Brent recule de 0,54% à 70,18 dollars le baril, le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) s’affaiblit de 0,66% à 66,46 dollars.
(Rédigé par Corentin Chappron)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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