Les taux grimpent, les Bourses à la peine
par Blandine Henault
PARIS (Reuters) – Les rendements des obligations d’Etat sont repartis à la hausse jeudi, sur des anticipations de taux élevés plus longtemps que prévu aux Etats-Unis, ce qui a pesé sur les Bourses européennes, dans le rouge à la clôture.
La publication mercredi soir du compte-rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) a alimenté les craintes quant au maintien de taux élevés pendant une période prolongée, les responsables de la banque centrale ayant affiché leur détermination à lutter contre l’inflation.
Le rendement des Treasuries à dix ans a atteint jeudi un pic à 4,322%, se rapprochant du sommet à 4,338% atteint le 21 octobre 2022. S’il devait dépasser ce pic, il reviendrait à des plus hauts de 16 ans.
À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 0,94% à 7.191,74 points. Le Footsie britannique a reculé de 0,63% et le Dax allemand a perdu 0,71%.
L’indice EuroStoxx 50 a abandonné 1,32%, le FTSEurofirst 300 a cédé 0,92% et le Stoxx 600 s’est replié de 0,9%.
A Wall Street, les indices, qui avaient déjà baissé mercredi après les « minutes » de la Fed, n’ont pas réussi à conserver leurs gains du début de séance, les valeurs technologiques étant pénalisées par la hausse des rendements obligataires.
TAUX
A la clôture en Europe, le rendement du Treasuries à dix ans gagne six points de base, à 4,3177%.
Celui du Bund allemand de même échéance a gagné 6,7 points de base, à 2,71%, et le taux de l’OAT française, à 3,254%, s’est rapproché de son pic atteint mardi à 3,285% qui marquait un plus haut depuis janvier 2012.
Le taux à dix ans du Gilt britannique a pour sa part grimpé de dix points de base, à 4,747%, au plus haut depuis octobre 2008.
CHANGES
Le dollar se stabilise après avoir touché un plus haut de deux mois face à un panier de devises de référence, à la suite des « minutes » de la Fed et la publication de plusieurs statistiques qui ont montré une nette résilience de l’économie américaine.
L’euro est pratiquement stable face au billet vert, à 1,0871.
De son côté, la couronne norvégienne s’est éloignée d’un creux de six semaines face au dollar et à l’euro après le nouveau relèvement de taux opéré par la Banque de Norvège.
VALEURS
Plusieurs annonces d’entreprises ont été mal accueillies jeudi et ont contribué au repli des indices actions en Europe.
L’entreprise néerlandaise de paiement en ligne Adyen a notamment chuté de 38,98%, de loin la lanterne rouge du Stoxx 600, après avoir fait état pour le premier semestre d’un bénéfice en dessous des attentes des analystes et de ses propres objectifs.
Ce plongeon a pesé sur la Bourse d’Amsterdam (-2,54%), qui a accusé sa plus forte baisse journalière depuis mars pour finir au plus bas depuis début mai.
Dans la foulée d’Adyen, Wordline a reculé de 3,51% à Paris, plus forte baisse du CAC 40.
De son côté, BAE Systems a lâché 4,6% après avoir annoncé le rachat des activités aérospatiales de l’américain Ball Corp pour 5,55 milliards de dollars en numéraire, ce qui constitue la plus grosse acquisition de son histoire.
LES INDICATEURS DU JOUR
Le nombre d’Américains ayant déposé de nouvelles demandes d’allocations de chômage a diminué la semaine dernière, ce qui indique que le marché du travail reste tendu aux Etats-Unis.
Cela constitue un facteur de soutien à l’économie comme l’ont montré les données publiées plus tôt cette semaine avec une solide augmentation des ventes au détail en juillet et une poussée de la construction de maisons individuelles.
Par ailleurs, les conditions d’activité dans la région de Philadelphie ont rebondi de manière inattendue en août, a montré l’enquête mensuelle de l’antenne locale de la Réserve fédérale publiée jeudi.
Cette résilience de l’économie américaine augmente le risque que la Fed relève à nouveau les taux d’intérêt.
PÉTROLE
Les cours du brut gagnent plus de 1%, soutenus par les espoirs de mesures de relance en Chine, la banque centrale du pays s’étant engagée à conserver une politique « énergique » pour soutenir l’économie.
Le baril de Brent de la mer du Nord avance de 1,34% à 84,55 dollars et celui du brut léger américain (WTI) gagne 1,66% à 80,69 dollars.
(Rédigé par Blandine Hénault)
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