Les droits de douane US sur l’auto pourraient coûter €15 mds à Berlin
BERLIN, 2 mai (Reuters) – Le relèvement des droits de douane sur les voitures et les camions importés de l’Union européenne annoncé par le président américain Donald Trump pourrait coûter près de 15 milliards d’euros de production à l’Allemagne, a déclaré samedi à Reuters un institut économique.
Cette estimation de l’Institut de Kiel pour l’économie mondiale (IfW) met en lumière l’exposition de la première économie européenne aux droits de douane américains à l’importation, qui ont déjà coûté plusieurs milliards d’euros à l’industrie automobile allemande.
« Les effets seraient substantiels », a déclaré le président de l’IfW, Moritz Schularick, ajoutant que les pertes de production pourraient atteindre environ 30 milliards d’euros à plus long terme, selon l’analyse de l’institut.
Donald Trump a déclaré vendredi qu’il porterait les droits de douane sur l’automobile à 25% dès la semaine prochaine, contre 15% précédemment convenus, estimant que le bloc n’avait pas respecté son accord commercial avec Washington.
« Le taux de croissance déjà poussif de l’Allemagne serait durement touché », a déclaré l’économiste de l’IfW Julian Hinz.
L’institut anticipe actuellement une croissance de l’économie allemande de 0,8% cette année.
D’autres économies européennes dotées d’un secteur automobile important, notamment l’Italie, la Slovaquie et la Suède, devraient également subir des pertes significatives, a ajouté l’IfW.
Le principal conseiller du ministre allemand de l’Economie a pour sa part appelé à la prudence face à Donald Trump.
« L’Union européenne devrait simplement attendre et observer pour l’instant », a déclaré Jens Suedekum à Reuters. « Il est bien connu que Donald Trump est prompt à suspendre ou à retirer ses menaces tarifaires grandiloquentes. »
Le président doit encore expliquer pourquoi il estime que l’Union européenne ne respecte pas l’accord commercial existant, a ajouté Jens Suedekum, soulignant qu’il n’était pas non plus clair s’il existait une base juridique aux dernières menaces tarifaires.
(Rene Wagner; version française Nicolas Delame)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


