La CE propose de nouvelles règles en matière de cybersécurité
BRUXELLES (Reuters) – Les fabricants d’appareils connectés à Internet, tels que les ordinateurs ou les applications mobiles, devront évaluer leurs failles en matière de cybersécurité et les corriger si la sécurité n’est pas suffisante, selon une nouvelle proposition législative présentée jeudi par la Commission européenne.
Cette proposition, la première de ce type à l’échelle de l’UE, intervient alors que l’augmentation du nombre de cyberattaques inquiète au sein du bloc communautaire.
L' »Acte législatif sur la cyber-résilience » prévoit ainsi que les entreprises qui ne se conforment pas aux exigences obligatoires en matière de cybersécurité pourront se voir infliger jusqu’à 15 millions d’euros d’amende ou des pénalités représentant jusqu’à 2,5% de leur chiffre d’affaires mondial.
« Cet acte fera peser la responsabilité sur ceux qui doivent l’assumer, c’est-à-dire ceux qui mettent les produits sur le marché », a déclaré Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive de la Commission chargée du numérique.
Le commissaire au Marché intérieur, Thierry Breton, a souligné que de nombreux appareils étaient vulnérables.
« Les ordinateurs, les téléphones, les appareils ménagers, les dispositifs d’assistance virtuels, les voitures, les jouets (…), chacun de ces centaines de millions de produits connectés peut servir de porte d’entrée à une cyberattaque », a-t-il dit.
Les fabricants d’appareils comportant des éléments numériques devront évaluer les risques de cybersécurité de leurs produits et prendre les mesures appropriées pour résoudre les problèmes pendant une période de cinq ans ou pendant le cycle de vie du produit.
Les entreprises devront signaler d’éventuels incidents à l’Enisa, l’agence européenne pour la cybersécurité, dans un délai de 24 heures dès qu’elles en auront connaissance.
Les importateurs et les distributeurs seront également tenus de vérifier que les produits sont conformes aux règles de l’UE.
En cas de non-conformité d’un produit, les autorités de surveillance du marché pourraient interdire ou restreindre sa mise à disposition sur le marché.
(Reportage Foo Yun Chee ; version française Diana Mandiá, édité par Jean-Stéphane Brosse)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



