L’Europe finit en hausse, le marché se tourne vers Nvidia
par Diana Mandia
26 août (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé sur de faibles variations mercredi, la baisse des prix du pétrole ayant dans l’ensemble soutenu les actions, tandis que le marché se prépare à l’épreuve décisive des résultats de Nvidia à la clôture de la Bourse de New York.
À Paris, le CAC 40 a gagné 0,27% à 8.462,39 points vers. À Francfort, le Dax a pris 0,19% et à Londres, le FTSE 100 a abandonné 0,07%.
L’indice EuroStoxx 50 a fini sur un gain de 0,28%, le FTSEurofirst 300 a perdu 0,05% et le Stoxx 600 a grappillé 0,02%.
La baisse des cours du pétrole a aidé mercredi les marchés d’actions européens, malgré l’impasse diplomatique entre les États-Unis et l’Iran et les craintes inflationnistes qui y sont liées, et qui, au vu des dernières données, restent bien présentes.
Les opérateurs suivent notamment l’évolutions des négociations entre l’Iran et l’Oman concernant la gestion du détroit d’Ormuz, après une série d’informations contradictoires parues ces dernières heures.
Les deux pays travaillent toujours sur les détails d’un accord concernant le détroit, a déclaré mercredi une source iranienne de haut rang, démentant ainsi qu’un accord avait été conclu au sujet de cet axe maritime stratégique, comme l’avaient laissé entendre plus tôt dans la journée les Gardiens de la Révolution islamique.
« Le marché est passé d’une valorisation anticipant une forte probabilité de perturbations prolongées et d’une nouvelle escalade à une valorisation anticipant une réouverture partielle, des accords de transport négociés et un risque moindre de nouvelle confrontation militaire », souligne Ole Hansen, responsable de la stratégie sur les matières premières chez Saxo Bank.
Les négociations entre les États-Unis et l’Iran restent toutefois dans l’impasse, la guerre économique promise par Washington en début de semaine éloignant les espoir d’une reprise prochaine.
Le Brent se stabilise à 88,37 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) à 82,35 dollars à l’heure de la clôture des marchés européens.
Les deux contrats de référence ont touché leurs plus bas niveaux depuis le 10 août plus tôt dans la séance, mais la publication des chiffres sur les stocks américains de pétrole, qui ont augmenté moins que prévu la semaine dernière, a freiné le recul.
Le spectre de l’inflation continue de préoccuper les opérateurs, les données publiées mercredi ayant révélé que l’indice PCE, suivi de près par la Réserve fédérale (Fed), s’est maintenu à 3,7% sur un an en juillet, anéantissant ainsi les espoirs du marché d’un léger ralentissement.
Les anticipations d’une hausse des taux de la Fed en septembre se sont légèrement renforcées à la suite de la publication de ces chiffres, connus deux jours avant l’intervention du président de la banque centrale au symposium annuel de Jackson Hole, au cours duquel les investisseurs espèrent obtenir des éclaircissements sur l’avenir de la politique monétaire et les coûts élevés du financement de la dette publique.
Les investisseurs ont par ailleurs un rendez-vous incontournable dans la soirée, la publication des résultats du fabricant de puces Nvidia, à un moment où les résultats et perspectives spectaculaires du secteur technologique suscitent des doutes.
VALEURS
Aux valeurs, à Paris, Sodexo, qui a annoncé mercredi un projet de transformation de ses activités en France qui pourrait entraîner la suppression de 963 postes, a fini sur un gain de 0,79%.
L’opérateur aéroportuaire Groupe ADP a pris 1,78% au gré d’un changement de recommandation à « acheter » contre « conserver » de la part de Deutsche Bank.
OVH a en revanche perdu 13%, le fournisseur de services d’informatique français ayant annoncé le départ prochain de sa directrice financière Stéphanie Besnier.
Ailleurs en Europe, le groupe de logiciels allemand SAP a abandonné 2,9% à la suite d’un abaissement de la recommandation à « neutre » d’UBS sur le titre. Le Français Capgemini a perdu 2,6% dans son sillage.
Le compartiment technologique du Stoxx a reculé de 0,92% avant les résultats de Nvidia, tandis que la baisse des prix du pétrole a pénalisé le secteur des énergies fossiles (-0,79%).
A WALL STREET
A l’heure de la clôture en Europe, le Dow Jones recule de 0,30%, le Standard & Poor’s 500 de 0,09% et le Nasdaq Composite de 0,30%.
Nvidia perd 0,94% avant la publication de ses chiffres trimestriels, tandis que Meta, qui est parvenu à un accord pour clore le procès sur l’addiction des mineurs à ses réseaux sociaux, avance de 1,69%.
LES INDICATEURS DU JOUR
Outre l’inflation PCE, les investisseurs ont pris connaissance mercredi d’une nouvelle estimation de la croissance de l’économie américaine au deuxième trimestre, qui a confirmé chiffre par chiffre la lecture initiale, c’est-à-dire une progression de 1,5% du PIB sur la période allant d’avril à juin.
TAUX
Les rendements obligataires américains évoluent en petite hausse après les données sur l’inflation américaine plus élevée que prévu.
Le rendement des Treasuries à dix ans gagne 1,2 point de base à 4,6505%. Le deux ans avance pour sa part de 0,7 point de base à 4,2114%.
Les craintes inflationnistes persistent dans les principales économies mondiales, ce qui constitue l’un des facteurs expliquant les niveaux élevés auxquels évoluent les rendements obligataires, notamment les échéances longues.
Dans la zone euro, le rendement du Bund allemand à dix ans a pris 2,2 points de base à 3,2226%, tandis que celui du titre à deux ans a progressé de 1,6 points de base à 2,8253%.
En France, le rendement de l’OAT à dix ans s’est établi à 4,0781%, tandis que celui de l’obligation à 30 ans a fini la séance à 4,867%, à un niveau comparable à celui de la crise financière de 2008.
Le marché suit de près l’évolution des coûts de la dette publique française, qui pourraient encore s’aggraver lors des débats budgétaires qui doivent débuter à l’automne.
CHANGES
Les données américaines sur l’inflation donnent des ailes au dollar, qui avance de 0,25% face à un panier de devises de référence.
L’euro perd à son tour 0,21% contre le billet vert pour s’établir à 1,1650 dollar.
A SUIVRE LE 27 AOÛT:
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Benoit Van Overstraeten)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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