La Bourse de Tel Aviv chute, les commerces fermés après l’assaut du Hamas
par Steven Scheer
JERUSALEM (Reuters) – La Bourse de Tel Aviv a chuté de 7% et de nombreux commerces sont restés fermés dimanche en Israël au lendemain de la mort de centaines d’Israéliens lors des attaques coordonnées du Hamas dans le sud de l’Etat hébreu.
Alors que le shekel est déjà à son plus bas niveau depuis le début de l’année en raison des manifestations contre la réforme judiciaire du gouvernement de Benjamin Netanyahu, un analyste a dit s’attendre à voir la monnaie nationale baisser encore à l’ouverture du marché des changes lundi.
« Le shekel va très probablement s’affaiblir nettement demain et nous voyons une forte probabilité qu’à un certain stade, la Banque d’Israël intervienne sur le marché des changes », a dit Jonathan Katz, économiste en chef chez Leader Capital Markets.
« Ce cycle de violences devrait être plus long et sévère que les précédents, avec un impact plus négatif sur l’économie et la politique budgétaire », a-t-il expliqué.
Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a demandé aux différents ministères de fournir une évaluation rapide des budgets requis pour la gestion de ce que Benjamin Netanyahu a qualifié de « guerre » contre le Hamas.
De nombreuses compagnies aériennes étrangères dont Delta Air Lines, Air France ou encore Air India ont annoncé la suspension ou la réduction de leurs liaisons avec l’Etat hébreu pendant plusieurs jours.
Nvidia, premier fabricant mondial de processeurs graphiques, a annulé un sommet sur l’intelligence artificielle programmé la semaine prochaine à Tel Aviv.
Les écoles sont restées fermées dimanche, jour ouvré en Israël, et de nombreuses entreprises ont donné un jour de congé à leurs employés. La plupart des magasins, en dehors des supermarchés et pharmacies, gardaient portes closes.
La Fédération de l’industrie a déclaré que les usines continuaient à tourner « autant que possible en dépit de la situation d’urgence, des barrages de roquettes et de la pénurie de travailleurs qui en résulte ».
(version française Jean-Stéphane Brosse)
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