Grande-Bretagne: Citigroup voit une baisse des taux en juin et non plus en août
(Reuters) – La Banque d’Angleterre (BoE) devrait commencer à baisser ses taux directeurs cette année, la première réduction étant désormais attendue en juin et non plus en août, estiment mercredi les analystes de Citigroup.
« La combinaison d’une activité obstinément faible, d’un nouveau fléchissement des indicateurs du marché du travail et d’une inflation des salaires et des services conformes aux attentes poussera plus que probablement le MPC (Monetary Policy Committee, comité de politique monétaire) à commencer à réduire ses taux d’ici la fin du deuxième trimestre », écrivent-ils dans une note datée du 12 mars.
Dans ses nouvelles prévisions, la banque américaine a maintenu inchangé le total de baisses de taux escompté au Royaume-Uni pour cette année, qui est de 125 points de base. Elle n’a cependant pas détaillé le nombre de baisses de taux attendu.
Des données officielles publiées mardi ont montré que les salaires britanniques, hors bonus, avaient augmenté de 6,1% sur les trois mois à fin janvier, soit le rythme le plus lent depuis octobre 2022.
Cette statistique devrait tempérer les craintes sur l’évolution de l’inflation.
Les économistes de Citi ont noté que la croissance des salaires semble largement conforme aux attentes de la BoE pour le secteur privé, tandis que l’inflation du secteur des services devrait être inférieure aux attentes de la banque centrale de 10 à 20 points de base pour les deux prochaines publications.
Citi souligne cependant qu’une réduction des coûts d’emprunt en août reste toutefois « plausible si les données sur l’inflation au deuxième trimestre montrent une résistance ».
La BoE prévoit que la baisse des prix de l’énergie ramènera l’inflation vers l’objectif de 2% au deuxième trimestre, même si la hausse dans les services et la croissance des salaires pourraient provoquer un rebond de l’inflation vers 3% dans le courant de l’année.
« Le tableau d’ensemble du Royaume-Uni reste celui de chocs d’offre importants, d’effets inflationnistes de second tour qui s’estompent, d’une transmission monétaire qui s’accélère, d’une croissance faible et d’une relance budgétaire qui s’estompe », ce qui implique un marché du travail qui s’assouplit, écrit encore Citi.
(Rédigé par Gokul Pisharody à Bangalore; version française Claude Chendjou, édité par Kate Entringer)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



