France: L’économie n’est pas dans un état catastrophique, mais il faut réduire le déficit, selon Moulin
PARIS, 11 septembre (Reuters) – L’économie française n’est pas dans une situation catastrophique mais le gouvernement doit agir pour réduire le déficit public du pays, a déclaré vendredi Emmanuel Moulin, le gouverneur de la Banque de France (BdF).
Alors que Matignon est à la recherche de 30 milliards d’euros d’économies avec l’objectif difficilement tenable d’un déficit du produit intérieur brut (PIB) à 4,9%, le tout avec une révision à la baisse de la prévision croissance économique pour 2026, Emmanuel Moulin a estimé que la France disposait cependant encore de nombreux atouts.
« Je pense qu’effectivement, il y a une inquiétude aujourd’hui, parce qu’il y a des choses qu’il faut traiter, en particulier la question des finances publiques et du déficit budgétaire », a-t-il déclaré sur RTL
« Il faut réduire le déficit budgétaire. Mais après l’économie française, elle a des atouts, elle a une énergie qui n’est pas chère, elle a une économie diversifiée, on a une industrie qui repart dans des secteurs qui sont porteurs comme par exemple les data centers, la défense, l’aéronautique », a-t-il ajouté.
« Et donc ce n’est pas totalement catastrophique. Mais je pense qu’il faut agir », a-t-il insisté.
Ces propos interviennent au lendemain de la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de relever de nouveau ses taux directeurs, ce qui renchérit le coût du crédit, tandis que l’Insee de son côté a annoncé jeudi tabler désormais sur une croissance économique pour la France de 0,4% pour cette année, contre une estimation précédente de +0,7%.
Le gouvernement a également retenu à ce stade une prévision de PIB pour 2026 de 0,7% et une actualisation à la baisse de cette projection est attendue ce vendredi.
Pour Emmanuel Moulin, comme les autres pays développés, l’économie française a fait face au premier semestre au choc lié à la guerre au Moyen-Orient et à l’augmentation des prix de l’énergie.
« Nous avons subi (également) un choc sur la filière aéronautique et celle-là, elle est très importante sur Airbus au premier trimestre puisque Airbus n’a pas pu recevoir les moteurs pour équiper ses avions », a-t-il également noté, soulignant que cela a freiné les exportations.
« Et puis au deuxième trimestre, nous avons eu la canicule », a-t-il également expliqué.
S’agissant de la dette de la France qui dépasse désormais les 3.600 milliards d’euros, soit 118% du PIB, et pour laquelle certains partis d’opposition comme la France Insoumise (LFI), proposent de l’annuler en partie, Emmanuel Moulin a jugé qu’une tel dispositif serait « illégal, dangereux et inutile ».
Candidat à l’élection présidentielle française de l’an prochain, le dirigeant de LFI Jean-Luc Mélenchon a plaidé pour l’annulation de 18% de la dette française, la part détenue par la Banque de France, affirmant que cette mesure permettrait d’accroître les dépenses sociales.
« Ce sont des traités que nous avons signés, que nous avons ratifiés, qui ont été ratifiés par référendum par le peuple français. Donc effectivement, si le point, c’est de sortir de la zone euro, parce que c’est ça que ça veut dire, ça veut dire qu’on ne peut plus fonctionner au sein de la zone euro », a noté Emmanuel Moulin.
« C’est une copropriété, donc si on ne paye pas les charges de copropriété, les autres propriétaires vont nous dire les amis vous allez sortir », a ajouté le gouverneur de la BdF.
(Rédigé par Claude Chendjou; avec la contribution de Dominique Vidalon et Makini Brice; édité par Benoit Van Overstraeten)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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