France: Le taux de chômage quasi stable au deuxième trimestre, à 7,4%
PARIS (Reuters) – Le taux de chômage calculé selon les normes du Bureau international du travail (BIT) est resté quasi stable au deuxième trimestre en France (hors Mayotte), affichant une hausse de 0,1 point sur la période pour s’établir à 7,4%, selon les données publiées vendredi par l’Insee.
Les économistes interrogés par Reuters l’attendaient stable à 7,3%, soit son plus bas niveau depuis début 2008 atteint lors du premier trimestre 2022 mais la hausse de 0,1 point observée sur la période avril-juin s’inscrit dans la marge d’erreur de cette estimation « à plus ou moins 0,3 point près » du niveau du taux de chômage.
A ce niveau de 7,4%, le taux de chômage en France s’inscrit en repli de 0,8 point par rapport à son niveau de fin 2019, avant la crise sanitaire de la pandémie de COVID-19.
A l’exception des à-coups mécaniques de l’année 2020 sur fond de restrictions liées à la pandémie de COVID-19, le taux de chômage a connu une trajectoire de baisse régulière au cours du premier quinquennat d’Emmanuel Macron.
Le chef de l’Etat, reconduit pour un second mandat présidentiel fin avril, avait promis lors de sa campagne de 2017 de ramener le taux de chômage à 7% en 2022, en s’appuyant sur une amélioration de la compétitivité des entreprises par le biais d’une baisse de la fiscalité et d’un assouplissement du droit du travail, engagées dès le début de son premier quinquennat.
Lors de la dernière campagne présidentielle, il a affiché son ambition de parvenir au plein-emploi, soit un taux de chômage de 5%, d’ici la fin de son second mandat.
Le taux de chômage des jeunes, qui avait atteint fin 2021 un plus bas depuis une quarantaine d’années, a rebondi au cours du deuxième trimestre (+1,3 point), mais, à 17,8%, il demeure nettement inférieur à son niveau d’avant-crise (de près de quatre points).
Parallèlement, le taux d’emploi des 15-64 ans est resté stable sur le trimestre, à 68,0%, soit un niveau sans précédent depuis le début de sa mesure par l’Insee, en 1975.
(Rédigé par Myriam Rivet, édité par Matthieu Protard)
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