Forte baisse en Europe en clôture, inquiétude sur la dette américaine
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en baisse mercredi et Wall Street était également orientée dans le rouge alors que l’inquiétude sur un possible défaut de paiement des Etats-Unis grandit.
À Paris, le CAC 40 a fini en 1,70% à 7.253,46 points, troisième séance consécutive dans le rouge. Le Footsie britannique a pour sa part abandonné 1,75% et le Dax allemand 1,92%.
L’indice EuroStoxx 50, le FTSEurofirst 300 et le Stoxx 600 ont chacun reflué de 1,81%.
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones recule de 0,78%, le Standard & Poor’s 500 de 0,84% et le Nasdaq de 0,89%, les trois indices s’acheminant vers une deuxième séance consécutive de baisse.
Tous les principaux secteurs du S&P-500 sont dans le rouge, les replis les plus marqués étant pour les compartiments sensibles à la conjoncture comme la finance (-1,33%) ou l’industrie (-1,06%).
Les négociations sur la dette américaine pèse également sur les indices.
Pour Jamie Cox, directeur associé chez Harris Financial Group, à mesure que l’on se rapprochera de la date butoir du 1er juin, les marchés deviendront nettement plus nerveux si l’impasse entre républicains et démocrates sur le relèvement du plafond de la dette se poursuit.
Les investisseurs attendent par ailleurs la publication à 18H00 GMT des « minutes » de la réunion des 2 et 3 mai de la Réserve fédérale américaine (Fed) dans l’espoir d’obtenir des indications sur la trajectoire des taux d’intérêt.
Neel Kashkari et Patrick Harker, deux responsables de la Fed, ont récemment déclaré que la banque centrale américaine pourraient revenir sur l’objectif à moyen terme d’une inflation de 2% alors que la hausse des prix ralentit faiblement.
En attendant, l’indice CBOE mesurant la volatilité aux Etats-Unis progresse de 9,76%, à 20,34 points, tandis que son équivalent européen a fini sur un bond de 18,46% à 20,93 points.
VALEURS EN EUROPE
Pratiquement tous les grands compartiments de la cote en Europe ont fini dans le rouge, l’immobilier (-2,99%) accusant la plus forte baisse, aux côtés de secteurs cycliques comme l’automobile (-2,42%) et les banques (-2,53%).
Deutsche Bank, HSBC ont reflué respectivement de 2,29% et 2,84% alors que la CMA, l’autorité de la concurrence et des marchés du Royaume-Uni soupçonne ces deux banques et trois autres en Amérique du Nord d’entente sur le marché obligataire.
Le compartiment du luxe, qui a lourdement chuté mardi sur des prises de bénéfice, a encore perdu 1,74%, tombant à un creux de sept semaines. LVMH (-2,0499%), Kering (-2,3579%), Richemont -2,93 ou encore Burberry (-1,594%) ont terminé dans le rouge.
Côté résultats d’entreprises, Marks & Spencer a bondi de 12,93%, le distributeur britannique ayant renoué avec le dividende et signalé que son redressement commençait à porter ses fruits. L’assureur Aviva, en revanche, a chuté de 5,87% après la publication de ses comptes trimestriels, tandis que Kingfisher a perdu 2,55% après l’annonce d’une baisse des ventes sur les trois mois à fin avril.
Le groupe suédois de jeux Embracer a plongé de 44,82% après l’annonce de l’échec d’un partenariat stratégique et de la révision à la baisse de sa prévision de bénéfice ajusté pour l’ensemble de l’année.
A WALL STREET
Kohl’s, en hausse de 6,23%, et Abercrombie & Fitch, en progression de 26,33%, se distinguent sur un marché baissier après leurs publications financières. Le compartiment de la distribution grappille 0,13%.
Nvidia abandonne 2,20% avant la publication de ses résultats prévus après la clôture de Wall Street, tandis qu’Agilent Technologies plonge de 7,87% après l’abaissement de ses prévisions annuelles.
LES INDICATEURS DU JOUR
La hausse des prix à la consommation au Royaume-Uni a ralenti moins que prévu en avril (+8,7%) et l’inflation de base (+6,8%) s’est accélérée pour atteindre son plus haut niveau depuis 31 ans.
Le moral des chefs d’entreprise allemands, mesuré par l’indice Ifo, s’est détérioré en mai, à 91,7 après 93,4 en avril.
CHANGES
Le dollar, actif refuge, s’apprécie de 0,32% pour grimper à un pic de deux mois face à un panier de devises de référence.
L’euro recule de 0,1% à 1,0757 dollar, tandis que la livre sterling cède 0,35% à 1,2367 dollar.
Le dollar néo-zélandais chute de -2,23%, affecté par la décision surprise de la banque centrale de Nouvelle-Zélande de mettre un terme à son cycle de resserrement monétaire après avoir porté son taux directeur à 5,5%, au plus haut depuis 14 ans.
TAUX
Le rendement du Bund allemand à dix ans a fini en repli de 1,2 point de base, à 2,45%, après avoir oscillé en séance jusqu’à 2,501% au gré des indicateurs macroéconomiques du jour.
Celui des bons du Trésor américain de même échéance prend environ deux points, à 3,7284% avant les « minutes » de la Fed.
PÉTROLE
Le marché pétrolier bondit après par une baisse marquée et inattendue des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière et une mise en garde du ministre saoudien de l’Energie, interprétée comme l’amorce d’une nouvelle réduction de la production des pays de l’Opep+.
Le Brent gagne 1,67% à 78,12 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 1,8% à 74,22 dollars.
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Kate Entringer)
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