Feu vert de l’UE à l’opération de Farfetch pour YNAP, dit Richemont
ZURICH (Reuters) – Les autorités européennes ont approuvé l’achat par Farfetch d’une participation dans son rival Yoox Net-A-Porter (YNAP), détenu par Richemont, a annoncé lundi le groupe suisse de luxe.
Il s’agissait de la dernière autorisation réglementaire nécessaire à l’opération, a précisé Richemont.
La finalisation de l’opération reste soumise à « certaines autres conditions que Richemont et Farfetch s’efforcent de remplir », a indiqué Richemont, promettant une nouvelle mise à jour « en temps voulu », sans donner plus de détails.
Selon les termes de l’accord dévoilé en août 2022, Farfetch va acquérir une participation de 47,5% dans la société déficitaire YNAP en échange de 50 millions de ses actions, cédées à Richemont. Farfetch pourrait acquérir le reste de YNAP par le biais d’un accord d’options de vente et d’achat.
Mais l’opération a été compliquée par les difficultés financières de Farfetch.
La société a mis au point un modèle commercial permettant aux marques de luxe d’adopter les ventes en ligne, mais l’entreprise n’a pas encore atteint son seuil de rentabilité en raison de coûts technologiques et de marketing élevés.
La semaine dernière, les analystes de Bernstein ont estimé que les difficultés de Farfetch soulevaient des questions pour Richemont, qui prévoit de transférer ses activités en ligne vers une technologie gérée par Farfetch et fournir une ligne de crédit de 450 millions de dollars (424,49 millions d’euros).
Le titre Farfetch a perdu plus de 90% de sa valeur au cours des deux dernières années, sa capitalisation boursière étant passée de 26 milliards de dollars à un peu plus d’un milliard de dollars.
L’annonce lundi de l’approbation de l’accord par l’UE constitue un « petit point positif », ont déclaré les analystes de Citi, soulignant toutefois que « quelques incertitudes subsistent », notamment la chute brutale du prix de l’action de Farfetch depuis que l’accord a été annoncé pour la première fois.
Les difficultés de Farfetch « pourraient avoir des répercussions sur un secteur déjà en difficulté », a averti Bernstein. Plus de 500 boutiques italiennes dépendent de la plateforme et les grands magasins Harrods et Bergdorf Goodman s’appuient sur la technologie de l’entreprise.
(Reportage John Revill et Mimosa Spencer ; version française Gaëlle Sheehan, édité par Blandine Hénault)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



