BYD veut vendre la moitié de ses voitures hors de Chine d’ici 2030, selon des sources
SHANGHAI/LONDRES (Reuters) – BYD, vise à vendre la moitié de ses véhicules hors du marché chinois d’ici 2030, une augmentation massive qui ferait du premier constructeur automobile du pays un concurrent de premier ordre pour les plus grands groupes automobiles mondiaux, selon quatre sources proches du dossier.
Cette croissance serait portée par une expansion en Europe et en Amérique latine, ont indiqué ces sources, alors que BYD et les autres marques chinoises restent exclues du marché américain en raison de barrières commerciales.
Depuis la fin de l’année dernière, les dirigeants de BYD ont présenté cet objectif pour 2030 à des investisseurs en petits groupes, soulignant que le développement en Europe est crucial pour l’atteindre, selon l’une des sources proches des discussions.
Cet objectif reste ambitieux, même pour une entreprise à la croissance fulgurante comme BYD. Son marché domestique représentait près de neuf véhicules sur dix parmi les 4,27 millions écoulés l’an dernier.
On ignore si l’objectif de ventes communiqué aux investisseurs incluait une estimation du volume total de ventes mondiales en 2030.
Une autre source, qui a assisté à un événement privé avec des dirigeants de BYD à Shanghai lors du salon automobile le mois dernier, a indiqué que la confiance du groupe repose sur sa croissance explosive en Chine ces cinq dernières années, portée par des véhicules électriques et hybrides abordables.
BYD estime désormais « avoir les bons produits pour répéter son succès chinois sur les marchés étrangers », a déclaré une troisième source, qui était au courant des discussions du constructeur automobile avec les investisseurs.
BYD n’a pas répondu à une demande de commentaire.
Atteindre l’objectif ambitieux de vendre la moitié de ses voitures hors de Chine propulserait BYD, acteur encore modeste il y a cinq ans, dans le peloton de tête des constructeurs automobiles mondiaux, aux côtés des géants Toyota et Volkswagen.
BYD a détrôné Volkswagen l’année dernière en tant que premier constructeur en Chine, le plus grand marché automobile du monde.
Les ventes mondiales de BYD sont passées de moins de 430.000 voitures en 2020 à un niveau qui les place juste derrière Ford et General Motors.
(Reportage Nick Carey et Brenda Goh ; rédigé par Victoria Waldersee et Katrina Hamlin à Shanghai, Giulio Piovaccari à Milan et Nora Eckert à Detroit ; version française Noémie Naudin, édité par Augustin Turpin)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


