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États-Unis: La Fed relève ses taux et envisage d’autres hausses pour juguler l’inflation

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par Howard Schneider

WASHINGTON, 17 septembre (Reuters) – La Réserve fédérale (Fed) a, comme attendu, relevé mercredi l’objectif de taux des « fed funds », dans une fourchette de 3,75% à 4,00%, et laissé entrevoir de nouvelles hausses des coûts d’emprunt dans les prochains mois, dans un contexte de flambée des cours du pétrole et d’hostilités accrues au Moyen-Orient.

La décision sur les taux a été prise à l’unanimité, est-il indiqué dans le communiqué publié par la banque centrale américaine à l’issue de sa réunion de deux jours de politique monétaire.

Cette hausse est à même de provoquer le mécontentement de Donald Trump, qui réclame de longue date une baisse des taux d’intérêt et qui a choisi à cette fin cette année Kevin Warsh pour ​diriger la banque centrale.

Au cours de ‌sa conférence de presse après la publication du communiqué de la Fed, Kevin Warsh a déclaré n’avoir rien à dire ​sur une éventuelle discussion avec le président américain.

Il ⁠a en revanche souligné que « l’inflation rest(ait) trop élevée » et que le comité de politique monétaire de l’institution, le FOMC, « assurerait la stabilité des prix ».

Dans son communiqué, la ‌Fed a écrit que « la décision prise par l’institution favorisera ‌un retour plus rapide à l’objectif (d’inflation) de 2% fixé par le comité » de politique monétaire.

« J’aurais du mal à qualifier les conditions financières générales de restrictives », s’est défendu Kevin Warsh. « Ce point de vue est largement partagé par le comité, c’est la raison pour laquelle nous avons réduit quelque peu notre politique accommodante », a-t-il ajouté.

Alors que Donald Trump est revenu au pouvoir à Washington en janvier 2025 en promettant de réduire l’inflation, ​l’impact combiné de sa politique de droits de douane, du choc énergétique provoqué par la guerre lancée en février dernier par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran, et des investissements massifs dans l’intelligence artificielle (IA) a maintenu des pressions sur les prix suffisamment fortes pour que la Fed estime nécessaire de relever les coûts d’emprunt.

VOLONTÉ FERME DE LUTTER CONTRE L’INFLATION

D’après les nouvelles projections communiquées mercredi par la banque centrale, 16 des 18 membres du FOMC prévoient au moins une hausse de taux supplémentaire, d’un quart de point de pourcentage, d’ici la fin de l’année. Seuls deux membres tablent sur une stabilisation des taux à leur niveau actuel.

Le communiqué et les projections économiques de la Fed signalent que l’institution pourrait maintenir une politique monétaire plus stricte jusqu’à ⁠l’année prochaine, le taux directeur des « Fed funds » devant atteindre une fourchette comprise entre 4,00% et 4,25% d’ici la fin de l’année actuelle et se maintenir à ce niveau jusqu’à fin 2027.

« La décision prise aujourd’hui par la Réserve fédérale de ⁠relever ses taux d’intérêt d’un quart de point de pourcentage reflète sa ferme volonté de lutter contre une inflation persistante », a commenté Michele Raneri, responsable d’études sur les Etats-Unis chez TransUnion.

« Même si l’inflation s’est modérée par rapport à ses niveaux records, elle est restée suffisamment élevée pour inciter le FOMC à prendre des mesures supplémentaires », a-t-elle ajouté.

Pour Dustin Reid, stratège en chef chez Mackenzie Investments, « la Fed est clairement déterminée à faire baisser l’inflation ». « Si ce n’était pas une année électorale, il me semble évident qu’elle aurait voté deux hausses de taux consécutives », a-t-il dit. « Néanmoins, une nouvelle hausse est probable cette année et le risque est que nous en subissions une plus importante en 2027 ».

Même si le communiqué de ⁠la Fed ne ‌donne aucune indication prospective sur ses prochaines décisions, conformément aux choix défendus par Kevin Warsh, la décision prise ce mercredi sur les taux devrait dissiper les doutes sur la ⁠volonté de son président de durcir la politique monétaire.

Le communiqué de la Fed ne mentionne plus que le niveau élevé actuel de l’inflation est attribué à ​des « chocs d’offre », notamment dans le secteur ​de l’énergie, un changement de rhétorique qui reflète les inquiétudes des responsables de l’institution quant au fait que les pressions sur les prix sont désormais trop généralisées pour les ignorer.

Les nouvelles projections économiques des responsables de la Fed ​montrent que l’indice PCE des prix des dépenses de consommation personnelle, mesure privilégiée de l’inflation par l’institution, atteindra 3,7% d’ici la fin de l’année, contre une prévision de 3,6% lors de la réunion de juin.

L’inflation ne devrait ainsi pas revenir à l’objectif de 2% avant 2029, soit un an plus tard qu’initialement prévu.

La ‌prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis ​pour cette année a, quant à elle, été revue légèrement à la hausse, passant de 2,2% à 2,3%.

Le taux de chômage devrait s’établir à 4,1% en fin d’année, contre 4,3% prévu dans les projections fournies en juin.

RETOURNEMENT À ​LA BAISSE DES INDICES BOURSIERS

Sur les marchés financiers, les principaux indices de Wall Street ont reculé après les déclarations de Kevin Warsh, le S&P 500 cédant 0,7% et le Nasdaq perdant 0,3% alors qu’ils étaient tous deux légèrement en hausse auparavant.

Dans l’obligataire, le rendement des Treasuries à deux ans, particulièrement sensible aux anticipations de la politique monétaire de la Fed, a progressé de six points de base, à 4,725%, après avoir initialement reculé.

Les maturités à dix ans et 30 ans ont évolué en ordre dispersé, le premier gagnant un point de base, à 5,00%, le second reculant de 1,6 point de base, à 5,347%.

Aux changes, l’indice du dollar américain s’appréciait de 0,6%, à 100,25 points, face à un panier de devises internationales.

La Fed n’avait plus modifié ses taux depuis décembre 2025. Elle les avait ⁠à l’époque réduit de 25 points de base après des baisses identiques en octobre et septembre.

La hausse décidée mercredi est la première depuis 2023 et elle intervient alors que l’indice des prix à la consommation (CPI) aux Etats-Unis a accéléré à 3,4% sur un an en août.

Une enquête Reuters, publiée lundi, montre que 86 des 101 économistes interrogés, soit 85%, anticipaient que la banque centrale ​américaine relèverait ses taux ce mercredi, tandis que les marchés financiers misaient à environ 94% sur cette probabilité.

(Howard Schneider, avec la contribution ​de David Lawder et Saeed Azharversion; version française Claude Chendjou; édité par Jean Terzian)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
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