EGLISE EVANGELIQUE SIM GOUDRIN DE OUAGADOUGOU
Dans sa prédication du jour, le Pasteur Daniel YONLI, nous exhorte à « Porter des fruits pour le Seigneur ». Ce thème est tiré du texte biblique de Matthieu chapitre 7 aux versets 17 à 27.
Chers frères et Sœurs,
Le Seigneur nous enseigne de porter du fruit. Au jour du jugement, ce ne sont pas les miracles que nous aurons accomplis en son nom qui nous donneront accès au ciel. Jésus nous avertit en Mathieu 7 : 22-23 : » Beaucoup me diront ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé en ton nom ? N’avons-nous pas chassé des démons en ton nom ? N’avons-nous pas fait beaucoup de miracles en ton nom ? Alors, je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus. Éloignez-vous de moi, vous qui commettez le mal »
Je souhaite qu’il n’en soit pas le cas pour chacun de nous. Au contraire, mon vœu ardent est que le Seigneur dise : « Viens, bon et fidèle serviteur, …entre dans la joie de ton maître. » (Mathieu 25 :23)
Mais pour nous l’entendre dire, il y a un prix à payer : celui de porter du fruit pour le Seigneur.
Comme un jardinier qui suit avec intérêt l’évolution et la croissance des plantes de son jardin, Dieu veille soigneusement sur la croissance spirituelle de ses enfants. Ses yeux sont fixés sur chacun de nous, recherchant du fruit dans nos vies.
- Qui peut porter du fruit ?
Soulignons que pour porter du fruit, il faut une bonne semence, un bon arbre, un bon terrain et des bonnes conditions générales comme du soleil, de la pluie…au bon moment. Il faut après tout travailler dur. Pour le chrétien, porter du fruit, c’est naître de nouveau. Il ne s’agit pas d’être religieux. Le bon arbre, c’est celui qui a accepté Jésus comme son Seigneur et Sauveur. C’est seul cet arbre qui peut porter du fruit et du bon fruit pour le Seigneur car il déclare lui-même : « un bon arbre ne peut pas porter de mauvais fruits ». (Verset 17) Par analogie, un véritable chrétien, né de nouveau, ne peut pas vivre dans le péché. Il peut lui arriver de chuter par faiblesse, mais il ne peut y rester car il a le profond désir de se repentir devant Dieu, de confesser ses péchés afin que sa croissance se poursuive. Romains 6 :22 dit que « nous avons pour fruit la sainteté. » Un chrétien qui se vautre dans le péché interpelle sur sa nouvelle naissance. Jérémie 17 :7 – 8 nous dit :« Béni soit l’homme qui se confie dans l’Eternel, et dont l’Eternel est l’espérance ! Il est comme un arbre planté près des eaux, et qui étend ses racines vers le courant ; il n’aperçoit point la chaleur quand elle vient, et son feuillage reste vert. Dans l’année de la sécheresse, il n’a point de crainte, et il ne cesse de porter du fruit ».

« Porter du fruit, c’est être né de nouveau. Il ne s’agit pas pour nous chrétiens d’être religieux », a souligné le pasteur Yonli
- Comment porter du fruit ?
Étant enfants de Dieu, pour porter du fruit, il faut rester planté auprès du Seigneur et ancré dans sa parole. Si nos racines sont plongées en lui et dans sa parole. il fera le reste de nous faire porter du fruit. Mais alors, se pose une question fondamentale. Lisons-nous notre Bible ? Avons-nous un temps de méditation, de prière en intimité avec le Seigneur ? « Il ne cesse de porter du fruit », celui qui vit en intimité avec le Seigneur déclare Jérémie. Le désir profond de Dieu est que nous portions du fruit, et même encore plus de fruit.
En outre, tout comme le jardinier qui taille et émonde ses plantes pour quelles grandissent et produisent mieux, Dieu est notre jardinier. Dans Jean 15 : 1-2, nous lisons ceci :« Mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche ; et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit. »
Jésus montre ici la nécessité de porter du fruit car celui qui ne porte pas de fruit, est retranché, sèche et fini au feu. Par contre, celui qui porte du fruit, est émondé pour en porter davantage. Emonder fait mal car il s’agit de « tailler, couper » ce qui gêne, ce qui empêche le fruit de grandir.
Pour nous chrétiens, être émondé signifie passer souvent par des épreuves afin que le Seigneur nous débarrasse des choses qui nous empêchent de produire de fruit dans nos vies pour nous rendre productifs. C’est la chair avec ses désirs et ses passions, c’est notre mauvais cœur qui empêche la vie de Christ de porter du fruit en nous.
- Quels types de fruits porter en Jésus ?
Il y a deux types de fruits à produire :
Le premier type de fruits que nous devons produire, ce sont les bonnes œuvres. L’apôtre Paul dit dans Colossiens 1 :10. : « C’est pour cela que nous aussi, depuis le jour où nous en avons été informés, nous ne cessons de prier Dieu pour vous et nous demandons que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté (de sa parole), en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher d’une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréables, portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres et croissant par la connaissance de Dieu. »
Toutes sortes de bonnes œuvres veut dire toutes sortes d’actions de bonté et de justice que le Seigneur nous demande de pratiquer. C’est par ailleurs, marcher dans la sainteté selon Romains 6 :22 : « nous avons pour fruit la sainteté. ». Cette vie de Sainteté au quotidien est un témoignage vivant qui attire les non chrétiens à Christ et produit en conséquence comme fruits de nouveaux convertis.
Le deuxième type de fruits à produire, ce sont les fruits de l’esprit décrits dans Galates 5 :22-23 et Matthieu 5 :3-10. : « Le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité (ou la foi), la douceur, la maîtrise de soi »
En somme, les fruits que le chrétien doit porter sont ses bonnes œuvres et les fruits de l’esprit. Il faut que ces deux fruits soient liés l’un à l’autre : produire des bonnes œuvres de nature morale et produire également les fruits spirituels dont parle Jésus.

« Prenez garde à vous-même, afin que nous ne perdions pas le fruit de notre travail, mais que nous recevions une pleine récompense ».
2 Jean 8: 10
Faisons une remarque : il est possible de porter des fruits sans pour autant être sauvé. Dans ce cas, nous ne sommes pas différents aux nombreux non chrétiens qui ont tout aussi des comportements moralement exemplaires. Par conséquent, les fruits dont parle la Parole de Dieu et que nus devons porter, sont des fruits d’ordre spirituel, qui viennent de Dieu. Si notre caractère devient semblable de plus en plus au caractère de Jésus, nous allons produire de plus en plus les bons fruits dont il parle. « Ceux qui sont à Jésus-Christ, ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs », lisons-nous au verset 24.
Que chacun se pose les bonnes questions : où suis-je en ce qui concerne l’amour pour Dieu et l’amour pour le prochain ? (1 Corinthiens 13) ; Où suis-je vis-à-vis de la patience, de la joie céleste ou encore de la paix, la bonté, la bienveillance, la douceur de Christ, la tempérance avec mes semblables ainsi que la Fidélité de Dieu ? Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi par l’Esprit.
Il devient inquiétant quand nous ne voyons pas le fruit grandir en nous. Quand, au fil du temps, nous ne voyons pas notre amour grandir, notre patience augmenter ou encore notre douceur se manifester envers les autres, nous devons dans ces cas, observer une halte pour nous évaluer. Un enfant qui ne grandit pas, ne fait pas la joie de ses parents. Un enfant qui, au lieu de croitre, décroit, ne fait pas la joie de ses parents. Si notre fruit ne grandit pas, notre père céleste n’est pas content. Il nous dit : « Si vous produisez beaucoup de fruits, c’est ainsi que vous glorifierez le Seigneur. »
Soulignons que tous ces fruits se résument en un seul mot : l’amour ! L’amour produit la joie, la patience, ne fais pas de mal à son prochain, n’accuse pas injustement, ne se mets pas en colère, etc… Quand l’amour « Agapè » de Christ, te remplit, il te fait produire des fruits à la gloire de son Nom. Il est dit dans 1 Corinthiens 13 : 2 : « Si j’ai le don de prophétie, la compréhension de tous les mystères et toute la connaissance, si j’ai même toute la foi jusqu’à transporter des montagnes, mais que je n’ai pas l’amour, je ne suis rien. » En tant que chrétien, ce qui me distingue des autres dans ce monde, c’est l’amour du Seigneur qui remplit mon cœur et me rend apte à pratiquer de bonnes œuvres qui attire les âmes au Seigneur.
Chers Frères et Sœurs,
Le Seigneur attire notre attention sur la possibilité de perdre le fruit de notre travail. Il dit dans 2 Jean 8 : « Prenez garde à vous-même, afin que nous ne perdions pas le fruit de notre travail, mais que nous recevions une pleine récompense ».
C’est pourquoi, nous devons rester attaché à lui et à sa parole car lui-même nous rassure en déclarant dans Apocalypse 3 : « parce que tu as gardé ma parole, parce que tu as persévéré dans ma parole, je te garderai aussi à l’heure de la tentation qui vient sur le monde entier pour l’éprouver ».
Que le Seigneur Jésus nous remplisse de son amour, qui est la chose la plus importante à ses yeux.
Que le Seigneur continue à de nous émonder pour nous façonner à son image afin que nous produisions beaucoup d’œuvres justes et beaucoup de fruits à la gloire de son Nom.
Amen.
Pour le Journal Chrétien
Emmanuel LANKOANDE
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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